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Les 5 animaux les plus dangereux du Sénégal

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Lorsqu'on évoque les animaux les plus dangereux du Sénégal, on peut penser d'abord au lion, à la panthère, à la hyène, au scorpion, au crocodile ou à l'hippopotame. Ceux-ci font en effet chaque année quelques victimes. On peut lire dans la presse deux ou trois fois par an qu'un berger s'est fait attaquer et dévorer par une hyène. Plus souvent des hippopotames s'attaquent à des baigneurs ou des pêcheurs sur les fleuves Falémé, Gambie et Sénégal et vont jusqu'à les tuer. Cependant, le nombre de victimes des grands animaux sauvages est extrêmement réduit au regard des 5 animaux présentés dans cette liste et qui chaque année tuent ou blessent des dizaines de milliers de Sénégalais.

Le moustique

Le moustique est de loin l'animal le plus dangereux du Sénégal. Par les maladies et parasites qu'il véhicule, le moustique, insecte de la famille des Culicidae, tue chaque année des centaines de personnes, majoritairement des enfants et nouveaux-nés ainsi que des personnes âgées et affaiblies. Paludisme, dengue et fièvre jaune ont décimé des centaines de milliers de Sénégalais au cours du XXème siècle. L'amélioration des soins, de la prévention et du système de santé du pays ont fait chuté en 2013 le nombre de décès dus au moustique à environ 3000 personnes par an. Les populations pauvres et principalement celles habitant des zones rurales excentrées sont les principales victimes de ce fléau.

Photo à droite : moustique posé sur une feuille en attente de la proie à laquelle il va, bien involontairement, inoculer une maladie (photo de Katja Schulz)

moustique posé sur une feuille en attente de la proie à laquelle il va, bien involontairement, inoculer une maladie

Le serpent

Derrière le moustique, le serpent est le deuxième animal le plus dangereux du Sénégal. Chaque année près de 8000 personnes sont mordues parmi lesquelles 200 vont mourir des suites de la morsure. Les paysans et les habitants des zones rurales sont les principales victimes de ces reptiles. Mambas, cobras et vipères sont variés et répartis sur l'ensemble du territoire sénégalais même si c'est dans les zones boisées du Saloum, de Casamance et du Sénégal oriental qu'on en trouve le plus. Une grande partie des envenimations a lieu lors des travaux agricoles durant la saison des pluies. Le défaut de structures médicales dans les zones rurales et le mauvais état des voies de circulation rend le secours aux victimes bien trop lent pour imaginer les sauver à temps.

Photo à droite : mamba noir à la morsure mortelle traversant une route vers les champs en saison des pluies (photo Bernard Dupont).

mamba noir à la morsure mortelle traversant une route vers les champs en saison des pluies

Le chien

En troisième place des animaux les plus dangereux du Sénégal nous retrouvons le chien semi-errant de race sénégalaise laobé. Brave et fidèle animal à l'état domestique, il devient dangereux lorsqu'en meute il retourne à l'état sauvage. Malgré les centaines d'individus abattus par les autorités sanitaires chaque année, le problème des chiens errants est en augmentation constante et les attaques se multiplient. La rage, endémique au Sénégal, atteint en outre de nombreux chiens et une cinquantaine de personnes sont mortes ces 10 dernières des suites d'une morsure de laobé enragé. Pour finir, des délinquants émigrés sénégalais de retour au pays en vacances y ramènent des pitbulls et le nombre d'attaques de ces fauves est en constante augmentation.

Photo à droite : chien de "race" laobé se reposant sur les coquillages sur l'île de Fadiouth. L'absence d'éclairage fait qu'il est facile de marcher sur la queue de l'un d'eux quand on se balade dans le village la nuit (photo de Christian COSTEAUX).

chien de "race" laobé se reposant sur les coquillages sur l'île de Fadiouth. L'absence d'éclairage fait qu'il est facile de marcher sur la queue de l'un d'eux quand on se balade dans le village la nuit (photo de Christian COSTEAUX)

La méduse

Les méduses ne tuent guère au Sénégal mais font de très nombreuses victimes chaque année. C'est la "galère portugaise", physalie ou vessie de mer (Physalia physalis) qui est à l'origine de la plupart des envenimations. Présente toute au long de l'année sur le littoral sénégalais, c'est surtout pendant la saison chaude qu'elle est la plus visible et donc la plus dangereuse. Cette méduse flotte grâce à sa poche d'air pendant que des filaments urticants invisibles pouvant mesurer plusieurs mètres sont sous la surface de l'eau. Le baigneur touchant un de ces filaments se débat, le brise en plusieurs morceaux qui eux-mêmes viennent se coller à la peau et augmenter la douleur. Les symptômes vont de douleurs musculaires locales ou généralisées, à une gêne respiratoire, une crise hémolytique aiguë et une défaillance rénale pouvant entraîner la mort.

Photo à droite : physalie échouée sur la plage. Même échouée et morte, cette méduse est dangereuse et un simple contanct avec l'un de ses filaments urticants invisibles peut déclencher une envenimation (photo Towle N).

physalie échouée sur la plage. Même échouée et morte, cette méduse est dangereuse et un simple contanct avec l'un de ses filaments urticants invisibles peut déclencher une envenimation

Le mouton

Dernier animal de ce TOP des animaux les plus dangereux du Sénégal, le mouton peut sembler ne pas avoir sa place ici. Il mérite cependant ce classement de choix puisqu'il est à l'origine de centaines d'accidents de la route chaque année ainsi que d'au moins 15% des 500 décès annuels dûs à ces accidents de la circulation. Ils n'hésitent pas à divaguer sur les axes les plus fréquentés du pays à la recherche du papier et des ordures nécessaires à leur alimentation. L'écrasement d'un mouton demandant l'indemnisation immédiate de son propriétaire, les automobilistes se hasardent aux manoeuvres les plus périlleuses pour éviter de percuter l'animal au risque de tuer un innocent piéton ou de faire un tonneau meurtrier pour les passagers.

Photo à droite : moutons se prélassant tranquillement au carrefour principal de la localité de Samba Dia, entre Joal et Palmarin (photo de Christian COSTEAUX).

moutons se prélassant tranquillement au carrefour principal de la localité de Samba Dia, en Joal et Palmarin (photo de Christian COSTEAUX).

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