Bulletin N°63 de Planete-Senegal.com    envoyé à 62.320 inscrits
SOMMAIRE :
>> Edito : la Grand Retour !
>> Senegalaisement INTERACTIF : La météo (Ziguinchor), photos et petites annonces.
>> Site "Sénégal" du jour : La Casamance par PatClément
>> Hôtel du jour : Gîte du Bandiala (Saloum)
>> La revue de presse sénégalaise de la semaine. Du plus drôle au plus anecdotique :
1- Le Sénégal au bord de l'abîme
2- Nouveau sanctuaire naturel à Fadiouth
3 - Si tu m'aimes pas, gare à ton cas
4 - Fléau pédophile, : 3 affaires en 3 jours
5 - Capitale : Kébémer remplace Dakar
6- Faim : 50 millions / statue : 10 milliards...
 

C'est le grand retour de la newsletter de Planete-Senegal.com après un an d'absence (pile poli !). Si l'actualité n'est pas très réjouissante (Sénégal quasi-éliminé de la Coupe du Monde à cause de ce petit con de Diouf, valse d'arrestations arbitraires dans les milieu du journalisme, du cinéma et de la politique, baisse du tourisme si forte que près d'une cinquantaine d'hôtels ou campement sont à vendre, augmentation des taxes sur les billets d'avion de près de 150€ en quelques mois, etc...) il y a un paquet de nouvelles choses à annoncer et une riche revue de presse. Trop de choses pour une seule newsletter. Les prochaines reviendront à un rythme plus soutenu !

- Agenda : L'agenda du Sénégal c'est un panel de toute les manifestations culturelles concernant le Sénégal, en Europe et sur place au Sénégal. Avec la section "LE SENEGAL A LA TELE", vous ne louperez plus aucune des émissions ou films traitant de votre pays préféré. Triés par dates, par type d'évènement et pas lieu, leur recherche est facile. Vous pouvez désormais vous aussi ajouter les évènements dont vous avez connaissance. >>> AGENDA SENEGAL CLIQUEZ ICI
- SMS : Depuis plusieurs mois les habitués de Planete-Senegal.com auront pu voir que le bon vieux temps des SMS gratos vers le Sénégal était revenu. Sur une interface exclusive développée 100% en interne vous pouvez envoyer des SMS gratuitement vers les mobile des vos amis, de la famille, etc... En plus d'un répertoire perso vous permettant de sauvegarder vos numéros préférés, vous pouvez retrouver l'historique de vos messages envoyés. Les gros consommateurs de SMS pourront acheter des SMS hors forfait gratuit >>> SMS CLIQUEZ ICI
- Communauté : Tu as la nostalgie du bon vieux temps scolaire ? Après quelques jours de tests et d'amélioration, le programme marche fort et près de 200 "anciens" se sont d'ores et déjà inscrits dans la base. Les lycées Blaise Diagne, Delafosse et Lamine Gueye dans le public, les Maristes de Hann et Jean d'Arc dans le privé et le 23e BIMA sont les établissements qui comptent le plus d'inscrits. Vous aussi, inscrivez vous, ajoutez vos photos pour agrandir la communauté et retrouver vos anciens camarades ou collègues du Sénégal ! (PS : si vous vous inscrivez n'oubliez pas ensuite de vous inscrire dans les établissements que vous avez fréquentés !) >>> COMMUNAUTE SENEGAL CLIQUEZ ICI
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Plusieurs nouvelles pages de cartes postales de jadis : Cliquez ici
Une page spéciale sur Popenguine : Cliquez ici !
De nouvelles vidéos : Cliquez ici !
Une nouvelle page avec des dizaines d'affiches publicitaires du Sénégal : Cliquez ici !
Une nouvelle page sur les catholiques du Sénégal : Cliquez ici !
Le retour (la suite) des cours en ligne de wolof avec une nouvelle leçon : Cliquez ici !

PROVERBE SENEGALAIS DU JOUR
Gaalu doff dou ter
(On ne peut pas arrêter un fou)
(N'hésitez pas à nous envoyer des proverbes avec leur traduction !)
 

Asso :
http://jangalekat.free.fr

Jángalekat, pour un coup de pouce à l’école sénégalaise. Jángalekat œuvre au Sénégal depuis 1999. L’action de terrain a démarré à N’Dangane (160 km au sud de Dakar dans le delta du Siné Saloum) avec l’organisation d’un partenariat pédagogique avec l’école publique et la création dans le village d’un centre d'activités pour enfants en 1999-2000. Depuis l’ouverture de ce centre (le CLEP) à N’Dangane en mai 2000, nous accompagnons de près son développement et ses activités, avec un objectif de fonctionnement autonome à terme. Par ailleurs, depuis mars 2005, des contacts noués avec la Communauté Rurale de Fissel nous ont permis d’envisager une nouvelle action dans un programme d’amélioration de la qualité de l’encadrement et la pérennisation de 37 cases communautaires d’éveil de la petite enfance dans des villages.
Jángalekat, 112 rue du professeur Beauvisage, 69008 LYON Tel : 04 37 90 60 08

Le site du jour : La Casamance par PatClement
http://patclement.free.fr/

Ca commence très mal. On met 10 minutes à voir le bouton "entrée" sur la page d'accueil. Ce n'est que le début. Seul un esprit tortueux peut comprendre comment naviguer dans le site. Des flèches à droite, à gauche, en haut, en bas, des doubles flèches, des simples flèches et des boutons inconnus. Mais quand on a un tant soit peu saisi le système, on rentre dans un univers "sons et lumières" unique sur le web. La Casamance n'a dû être que rarement si bien et si complètement photographiée. Dans une invitation au voyage ou au retour, agrémentée dans chaque page d'une musique dédiée à la Casamance ou de sons enregistrés sur place, le Patclément nous offre une palette des mystères et de la beauté casamançaise. Nulle part ailleurs vous ne verrez de si beaux clichés du Royaume de Bandial, d'Oussouye, de Ziguinchor, de Coubalan, d'Elinkine, etc.... Comme si vous y étiez...

Hôtel du jour : Le Gîte du Bandiala

Il existe quelques coins reculés du Sénégal où Jet Tours n'a pas encore vomi un blockhaus hôtelier. C'est le cas de Missira. Perdu à la frontière senegalo-gambienne, au terminus de la route goudronnée la plus pourrie du pays et au coeur de la zone la plus verte du nord du Sénégal, le patelin est un paradis de quiétude. Le gîte du Bandiala, installé depuis plusieurs années dans un parfait mimétisme avec la nature, y accueille quelques chanceux vivement décidés à découvrir l'exceptionnelle richesse du parc national du Saloum (le vrai parc... pas les bolongs en face de Ndangane...). Bref, une fois parcourus les quelques douloureux 250km de route qui séparent Dakar de Missira, vous arriverez inévitablement au Gîte du Bandiala, puisque c'est le seul qui a eu le culot de tant s'éloigner du Monde Libre. Ici, la chasse est interdite et ça tombe bien puisqu'au Bandiala, les oiseaux on les tire seulement au zoom photographique. En pirogue, dans une ambiance détendue vous parcourerez la mangrove au milieu d'une faune riche et variée, accompagnés d'amoureux de la région et vous vous régalerez le soir, à la bonne franquette, des barracudas que vous aurez sans doute pêché durant votre périble de la journée.

LA REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE
Du plus drôle au plus anecdotique

>>> Le Sénégal au bord de l'abîme
Alors que la valse des journalistes, opposants et directeurs de sociétés qui vont en prison s'accélère au Sénégal et que l'opinion publique s'inquiète de cette frénésie qui plonge la nation dans le chaos de l'incertitude, le pays n'a jamais été aussi proche de l'explosion. Le Sénégal se meurt depuis cinq ans dans une ambiance délétère en raison d'un gouvernement composé en partie d'incapables et d'un président de la république devenu un concentré de tout ce que l'Afrique a fait de pire en termes de dirigeants depuis cinquante ans. Combien de volumes nécessiterait une réécriture au goût du jour du désormais célèbre livre d’A.L. Coulibaly "Wade, Un Opposant Au Pouvoir : L'alternance piégée" ? La fin de l'ère Wade risque t'elle de se terminer d'une façon tragique, par une révolte ou un push ?
Avec son ego démesuré, ce petit avocat qui n'a jamais plaidé autre chose que sa propre cause et qui pourtant se prévaut d'une qualité "d'avocat international" en aimant à se faire appeler « Maître », est le type même de parvenu qui devient dangereux dès qu'on lui laisse une parcelle de pouvoir. Ca donne des personnages ubuesques qui n'ont rien à envier à Idi Amin Dada. Le Seigneur Wade se fait accompagner d'un lion (en piteux état d'ailleurs) lors des défilés de la Fête Nationale. Il se fait couronner Bour Saloum (Roi du Saloum.. sic !). Il voyage quatre fois plus que le Sultan de Bruneï (quand on lui reproche, le vieux ne trouve rien d'autre à dire que Youssou Ndour voyage aussi.... re-sic !). Il emmène une cour pharaonique dans son majestueux avion présidentiel pour se faire remettre des pseudo récompenses décernées par d'obscures fondations ou associations que Dieu seul connaît et qui facturent évidemment des frais pour ces insignes honneurs. Il décrète son bled natal (Kébémer) nouvelle capitale du pays (ça date de ce matin... nouvelle fraîche). Il fait du népotisme une institution en plaçant sa famille à droite à gauche : le fils à papa, l'exemple était bon, sorti de derrière les guichets d'une obscure banque anglaise débarque au Sénégal sous le titre de "banquier" sans que personne ne bronche, et passe en quelques mois de l'ombre du guichet à la lumière des spotlights en devenant (juste grâce à son immense talent) patron de moult entreprises sénégalaises dont un réseau de stations services à qui on octroie toutes sortes d'avantages et de marchés. Quant à la fille, qui a hérité du père cette magnifique dentition préhistorique, elle s'offre avec les stars de la Jet Set, une course dans le désert à quelques centaines de milliers d'euros pour épater la galerie et taper la bise à Johnny... Pour finir, la daronne s'exhibe elle aussi à qui mieux mieux dans toutes les émissions où on daigne l'inviter. Son Best Of étant une émission diffusée sur France 5 où la vieille, dans un 4x4 noir gigantesque aux vitres fumées tout droit sorti d'un film d'action américain, vient donner des leçons aux mères de famille de Pikine en leur expliquant qu'il faut bien se laver les mains... Donnez moi un sac, cette famille me fait gerber.
Ceci dit, l'admiration de soi même, même si c'est un pêché capital, ne ruine pas le pays, n'affame pas les paysans et ne plonge pas les jeunes dans un défaitisme sans issue. Hélas, cet ego démesuré n'est pas la seule tare wadienne qui affecte la survie du Sénégal.
Wade se veut aussi le Grand Démurge des grands projets ! Sa naïveté le dispute à son incompétence et à sa frénésie de mensonge, aggravée par ce temps qu'il voit passer sans réel résultat positif. C'est sans aucune gêne que le vieux nous parle depuis des lustres des "pluies artificielles" pour faire reverdir le Ferlo et les plaines désolées du nord du Sénégal. Et le bataillon de petits nervis militants qui lui sert de milice d'acquiescer devant tant d'idiotie… Qui a pu vendre ou faire croire à Gorgui qu'on allait faire tomber la pluie quand il n'y avait pas de nuages ? Mais non ! E.T. persévère à distraire son peuple ! Ce matin (15 juillet) je reçois dans ma boîte email un communiqué de l'UEMOA qui fait part du versement d'une aide d'urgence de 50 millions de CFA au Sénégal pour faire face à la pénurie alimentaire due aux invasions de criquets de l'année dernière. Dix minutes après je lis un article dans le quotidien en ligne Le Soleil, sur l'érection du "Monument pour la Renaissance Africaine" pour un montant de ... 10 milliards de CFA... Et cet âne de ministre de l'urbanisme qui ose dire devant le peuple affamé , je cite "Pour ceux qui doutent de la réalisation des projets du président de la République, en voilà un qui va débuter dans les meilleurs délais possibles". Voilà donc la seule réalisation du vieux en cinq années ? Un monument merdique à 10 milliards quand l'UEMOA doit verser 50 millions de CFA pour nourrir en urgence des régions rurales entières ? Les Sénégalais dorment ils ? Alors que ce criminel devrait être jugé prestement pour crime contre l'humanité pour continuer d'affamer quotidiennement son peuple sans vergogne (avec pourquoi pas une peine de mort bien méritée à la clé), le vieux continue sereinement d'arpenter le monde avec son Air Force One tout neuf pour se faire décerner des pseudo récompenses payantes... Donnez moi un mouchoir, je pleure.
Le pays agonise, se meurt. Les infrastructures ont rendu l'âme. On essaye de panser comme on peut les plaies en faisant semblant d'être intelligent. L'autre jour, je consulte le Soleil (décidemment une grande source d'information) et j'y lis que pour lutter contre les embouteillages à Dakar le gouvernement avait décidé d'y instituer désormais la priorité à gauche. Faut-il lire cette information seulement depuis l'étranger pour pleurer de rire ou quelques "Sénégalais du Sénégal" se sont aussi dit qu'on les prenait pour des cons ? Dans le même ordre d'idées, j'ai gardé toutes les coupures de journaux qui depuis 2002 parlent du bateau censé remplacer le Joola : chaque mois depuis 3 ans on nous annonce sa venue. Comment peut-on être aussi mauvais ? Comment ? Moi ça m'intrigue. Aujourd'hui, le nouveau bateau semble être là, "en test". On attend de voir. De toute façon les Sénégalais depuis trois ans se sont habitués à ne plus voyager entre Dakar et Ziguinchor... Ce n'est pas ça qui va arranger la crise en Casamance que le Vieux devait régler en 100 jours et qui s'éternise depuis son arrivée au pouvoir : la semaine dernière, deux militaires sénégalais ont été grièvement blessés lors d'échanges de tirs avec les indépendantistes et deux autres sont morts dans un guet-apens il y a quelques semaines...
Ne parlons même pas du train pour Saint-Louis. Les rails sont balayés tous les six mois et la gare est nettoyée pour faire croire sans doute que le train va arriver. Peut-être même, et ce serait encore plus grave, que le vieux est sincère dans ses promesses semestrielles de rétablissement de la ligne... Pathétique ! Bien heureusement, les dépités de l'Assemblée Nationale ne sont pas trop handicapés par ces voies de transport en ruine puisque le Bour Saloum leur a généreusement octroyé à chacun un véhicule flambant neuf à quelques dizaines de millions de CFA la pièce pour ne pas trop se casser le os sur les routes trouées du pays (avec un pare buffle devant pour ne pas les abîmer au cas où un enfant traverserait la route inopinément).... Dans la même veine, pensant sans doute que l'aéroport de Yoff était indigne des 0.2% de Sénégalais qui allaient prendre un avion durant leur vie, Gorgui continue de croire en son aéroport ultramoderne de Ndiass… Ca vous fait rire ? Tant mieux, puisque s'apercevant l'année dernière qu'un aéroport ça coûtait cher, une taxe spéciale "nouvel aéroport" a fait augmenter de 60€ (40.000CFA) tous les billets d'avion vers le Sénégal pour financer le rêve du vieux fou sans qu'on sache d'ailleurs si un jour le projet verra le jour (la première pierre posée il y a deux ans est toujours toute seule et commence sérieusement à s'emmerder...). Aller à Cotonou ou Ouagadougou coûte aujourd'hui moins cher que se rendre à Dakar. Donnez moi une aspirine, j'ai la migraine.
Le constat pour le Sénégal aujourd'hui est éloquent : on ne s'étonne plus de voir des journalistes emprisonnés, attaqués à coup de marteau, harcelés de procès ou des sites internet condamnés à des peines si lourdes qu'elles en deviennent comiques. On ne s'étonne plus de voir un réalisateur de film sénégalais reconnu internationalement convoqué à la "DIC" (devenue milice gouvernemental alliée des nervis du PDS) pour s'expliquer sur un film osant faire un état de l'alternance. L'arbitraire est omniprésent, l'amateurisme monnaie courante. L'insécurité morale, financière, économique et physique rend le Sénégal répulsif ( au moins 43 hôtels ou campements à vendre au Sénégal, tourisme en chute libre comme après un attentat !). L'arbitraire est omniprésent et chacun peut se faire emprisonner par une lettre de cachet d'un vieux sénile se prenant pour le Roi Soleil. Un Roi Soleil assez prétentieux pour solliciter une place au Conseil de Sécurité de l'ONU pour son pays dont la plupart des jeunes essaye désespérément de fuir à l’étranger.
Abdou, répare ta prostate et reviens (mais seul !).

>>>> Nouveau sanctuaire naturel à Joal-Fadiouth
Dépôt de la première balise de l’Aire Marine Protégée de Joal : Les populations demandent l’extension de la zone de maillage à 12 miles
La cérémonie symbolique de dépôt de la première balise de l’Aire Maritime Protégée (AMP) de Joal-Fadiouth a été célébrée mercredi dernier, dans la commune de Joal-Fadiouth, sur le nouveau pont qui relie l’île de Fadiouth à Joal.
La pose de la première balise de l’Aire Maritime Protégée (AMP) de Joal-Fadiouth a été effectuée mercredi dernier, dans la commune de Joal-Fadiouth, sur le nouveau pont qui relie l’île de Fadiouth à Joal.
Le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature, M. Mamadou Sall, le Préfet de Mbour, M. Gabriel Sidi Diouf, le Directeur Général de WWF, le Dr Claude Martin pour ne citer que ceux-là et les nombreux invités venus de la sous-région et même d’Europe ont assisté à la présentation symbolique des trois pirogues à rames, qui ont transmis la première balise de l’AMP de Joal-Fadiouth à une autre embarcation à moteur qui, elle, s’est chargée d’acheminer la balise à son lieu de dépôt.
Hormis cet acte purement symbolique qui garde toute sa charge émotive, les populations de la commune de Joal-Fadiouth ont, de vive voix, exprimé leur adhésion, lors de la rencontre riche en couleurs et en rythme du quai de pêche de Joal, à la stratégie qui consiste à opérer un repos biologique sur certaines zones côtières afin de repeupler les eaux marines.
Le Directeur de Cabinet du Ministre de l’Environnement a, pour sa part, dit l’engagement du Chef de l’Etat, le Président Abdoulaye Wade, d’appuyer toutes les initiatives qui tendent à préserver l’Environnement et à assurer une conservation judicieuse de la biodiversité marine et côtière.
Citant l’AMP de Joal-Fadiouth, il l’a qualifiée d’exemple de gestion participative entre d’une part l’administration à travers son appui et son conseil, et d’autre part les organisations du développement à la base, à travers leur expertise et leur appui financier. C’est un modèle qui allie, selon lui, les objectifs de développement et la préservation des aires marines et côtières. Le Directeur Général de WWF, en remettant des certificats du « don à la Terre » aux représentants des Communautés Locales de Kayar, Saint-Louis, Abéné, Bamboung et Joal-Fadiouth, n’a fait que témoigner sa reconnaissance et son soutien à ces pionniers qui se sont engagés dans le combat pour la préservation des ressources halieutiques qui, rappelle-t-on, jouent un rôle très important dans la vie sociale et économique des pays de la côte ouest africaine. « Les défis sont énormes et il faudra agir, vite et de façon concertée, pour arriver à pérenniser les richesses halieutiques et la biodiversité marine en général », avertit-il. « Les populations de Kayar ont montré la voie en élaborant un modèle de loi communautaire » cite-t-il, invitant les populations à tracer les balises du succès à travers ces initiatives qui ne feront qu’assurer leur propre développement.
Beaucoup d’orateurs sont intervenus, lors de cette cérémonie, dont Lamine Ndiaga Ndiaye, Président du Comité Inter-professionnel regroupant, entre autres, les pêcheurs, les mareyeurs et les transformatrices de produits de la mer. Il a salué les actions entreprises par le Chef de l’Etat dans la commune de Joal-Fadiouth telles La construction du quai de pêche de Joal , les infrastructures de stockage et de transformation des produits de la mer et, enfin, cette aire marine protégée. En guise de demande, il a sollicité, au nom des professionnels du secteur de la pêche, l’augmentation de la zone de maillage à 12 miles, compte tenu du fait que l’aire marine protégée de Joal va prendre 3 des 7 miles de l’actuelle zone de maillage. Le maire de Joal-Fadiouth a remercié les autorités du pays au plus haut niveau et les membres du WWF. Comme ses prédécesseurs, il a pris l’engagement, au nom des populations de la commune de ne, de ne ménager aucun effort pour le succès de cette stratégie concertée de conservation des richesses halieutiques de la zone côtière ouest africaine. Il a élevé au titre de citoyen d’honneur de la commune de Joal-Fadiouth, les ministres Djibo Leyti Ka, Modou Diagne Fada, le DG de WWF, le Dr Claude Martin, Lamine Ndiaga Ndiaye, président du comité Inter-professionnel de Joal et Cheikh Talibouya Aïdara, au nom des journalistes en Environnement. Par Babacar Bachir Sané (Le Soleil)

>>> Si tu m'aimes pas, gare à ton cas !
Hamidou Diallo alias Baba Gallé né en 1969 à Lixar (République Islamique de Mauritanie), domicilié à Pikine a été déféré hier au parquet pour avoir poignardé une fille au niveau du bras. Une blessure qui a coûté à la fille qui repoussait ses avances une incapacité temporaire de travail (Itt) de 12 jours. Selon les déclarations de la victime, le mis en cause, Baba Gallé, voulait qu’elle devienne coûte que coûte sa petite amie. «Il m’a demandé de devenir sa petite amie et j’ai refusé, car je ne suis pas amoureuse de lui». Mais d’après la fille, à chaque fois qu’elle croisait Baba Gallé dans la rue, celui-ci ne cessait de lui renouveler ses avances. Devant son refus, il finira par jurer de lui faire mal si jamais elle essayait de fréquenter un autre garçon. «Il m’avait même interdit de fréquenter d’autres garçons et avait juré de me tuer si jamais je ne suivais pas ses recommandations. D’ailleurs, un jour, il m’avait balancé une brique sur l’épaule». Seulement le 7 juillet dernier, Baba Gallé est passé à la vitesse supérieure. Aux environs de 22 heures, il débarque chez la fille. Et par hasard, la fille sort de sa chambre pour se rendre dans les toilettes. Il l’intercepte avant de lui pointer le couteau dans le bras. Alertés par les cris stridents de la petite, Ndongo Seck, père de la victime, évacue la petite dans un district sanitaire avant d’aller déposer une plainte chez les limiers de Sor. Face aux policiers enquêteurs, Baba Gallé reconnaît les faits qui lui sont reprochés. «Je suis amoureux de Ndieubé et je désire même l’épouser si elle accepte de devenir ma fiancée. Mais malheureusement, elle m’a signifié qu’elle ne voulait pas de moi. Alors je lui ai interdit de fréquenter un autre garçon. C’est pour cette raison que lorsqu’elle m’aperçoit dans la rue, elle prend immédiatement la fuite». Article Par El Hadji Tall (Le Quotidien)

>>> La pédophilie, fléau du Sénégal : 3 affaires en 3 jours....
1) Pour satisfaire sa libido : Un marchand abuse d’un jeune de 16 ans. Un marchand ambulant répondant au nom de S. S, né en 1961 à Thiès, a été arrêté et déféré au parquet de Ziguinchor, le 3 juillet dernier, pour pédophilie, vol, et administration de substance nuisible à la santé. Il est soupçonné d’avoir drogué, et abusé d’un jeune de 16 ans à la gare routière de Ziguinchor. Les faits incriminés se sont produits, le 30 juin dernier, aux environs de 4 h 30 mn du matin à la gare routière de Ziguinchor. S. S., possédé par on ne sait quel démon, interpelle le jeune apprenti-car avec qui il discute, un instant, avant de lui offrir le restant de la boisson qu’il était en train de consommer. Quelques moments après, le jeune se perd dans un grand sommeil. Lorsqu’il s’est réveillé, au petit matin, il se surprend dans une nudité totale sans savoir comment cela lui est arrivé. Mais, ses entre-fesses inondées de liquide gluant lui font déduire qu’il a été violé. Et ses derniers souvenirs lui rappelant que la dernière personne avec laquelle il a eu à parler n’était autre que le vieux S. S. Il en déduit que celui-ci était son violeur. Conforté dans sa conviction par la boisson que ce dernier lui avait offerte, quelques instants avant, qu’il ne plonge dans son sommeil profond. Il pense alors être drogué puis abusé par ce quadragénaire qu’il accuse de lui avoir soutiré ses 3 000 francs Cfa. Il saisit, alors, les policiers qui étaient en faction au niveau de la gare routière et leur explique sa mésaventure. Ces derniers, sans attendre, sont allés cueillir le présumé pédophile qui sera placé en garde à vue pendant trois jours au Commissariat urbain de Ziguinchor, histoire de voir si d’autres éventuelles victimes viendraient se plaindre avant qu’il ne soit déféré au parquet. Les limiers étant persuadés que l’homme n’était pas à son premier coup. Ainsi, S. S. qui est originaire de Thiès et qui passait le plus clair de son temps à parcourir les marchés hebdomadaires de Diaobé (région de Kolda), de Madina Wandifa, département de Bignona et de Boutoupa Camaracounda (département de Ziguinchor), a été inculpé pour administration de substances nuisibles à la santé, de pédophilie et de vol. Par A. CISSE - Correspondant (l'Obs)

2) Un jeune homme voulait violer une fillette de huit ans sur une tombe. Incroyable ! Une tombe où repose paisiblement un homme de Dieu, disparu dans les années 1969, dans les cimetières de Soumédioune plus connu sous le nom «d’abattoir» a été transformée en lieu de débauche par un jeune homme âgé d’environ 20 à 25 ans pour y satisfaire sa libido. Le pédophile qui était en garde-à-vue à la police de la Médina a été relaxé après l’intervention de la maman de la fillette. Le jeune homme qui avait déniché une fillette de 8 ans chez ses parents à la Médina Rue 17 X…en lui faisant croire qu’il va lui acheter des crabes l’a finalement amenée dans un sépulture pour abuser d’elle. C’était avant-hier, lundi 11 juillet. Mais c’était sans compter avec la vigilance des gardiens des lieux. Ces derniers qui l’avaient aperçu au moment où il déshabillait la fille sur la tombe se sont rapidement accourus vers lui. C’est ainsi qu’il a pris la fuite en prenant la direction du marché Soumbédioune. Seulement, la fille qui a été trouvée sur les lieux, a expliqué que le fugitif et elle habitaient dans la même maison. Au moment où la fille livrait sa mésaventure aux vigiles des cimetières, le pédophile lui, est allé changer ses habits. Non seulement il a enlevé la casquette bleue qu’il portait au moment où il prenait ses jambes à son cou, mais il a également changé le tee-shirt blanc qu’il portait. Une fois chez le domicile de la victime, la fille l’a vu et désigné aux vigiles comme étant l’auteur de l’acte. Quand les gardiens l’ont interrogé sur les raisons pour lesquelles il a changé ses habits, le mis en cause est resté muet. Sans tarder, ils l’acheminent au commissariat de la Médina. Là sa mère a refusé de déposer une plainte contre le mis en cause. Car, dit-elle aux enquêteurs. «Je considère le garçon comme mon propre fils. D’autant plus qu’il est né dans notre maison. Je ne porte pas plainte», a soutenu la maman de la victime aux policiers de Médina. La fille de son côté a déclaré que le mis en cause n’a pas entretenu de rapports sexuels avec elle grâce à l’intervention des gardiens, même si elle avait déjà été déshabillée sur la tombe. En tout cas, les cimetières «abattoir» restent le lieu de prédilection de plusieurs malfaiteurs. On garde encore fraîchement en mémoire l’homme qui y était venu avec sa grand-mère pour la violer. Et n’eût été l’intervention des gardiens qui l’ont appréhendé au moment où il nettoyait une tombe pour y faire coucher la vielle dame, il allait abuser d’elle. Les mamans criminelles ne sont pas en reste. Car, une fille victime d’une grossesse indésirée voulait y enterrer son nouveau-né qu’elle venait de tuer. Le cimetière est aussi le champ de règlement de comptes des malfaiteurs. Pour preuve, l’année dernière un malfaiteur y a été poignardé mortellement par son acolyte. En outre, des prostituées qui fréquentent la corniche n’hésitent pas à y conduire leurs clients pour une partie de jambes en l’air en pleine nuit. Un acte qu’elles ne faisaient que durant les périodes de canicule. Espérons qu’elles ne vont pas récidiver cet été. Article Par Mamadou SECK (l'Obs)

3) Viol sur une fillette de 3 ans : La défense invoque l’absence de preuves.A trois ans, A.S, s’est présentée, hier, à la barre. Sourde et muette, elle ne semble pas connaître les raisons de sa présence dans ce lieu. Dans sa robe rose, pieds nus, elle est accrochée au doigt de sa mère qui porte au dos son petit-frère. Regardant partout, jouant et en souriant. Elle est à l’aise, détendue. Tout le contraire de Aliou Diallo. Ce jeune homme de 19 ans, élève dans une école de formation, risque sa vie en prison. Il est accusé d’avoir violé cette fillette. Ce qu’il nie. Mais, le certificat médical constate l’agression : déchirure de la fourchette vulvaire sur 1,5 cm et présence de spermatozoïdes morts dans les parties intimes de l’enfant. Malgré tout, le prévenu continue de nier. L’auteur de ce viol serait, à l’en croire, un certain Kéké. Un mineur qui a été arrêté et jugé puis relaxé en l’absence de preuves. Son assertion, fait douter Me Kayossi qui défend la fillette : «Pourquoi, ne pas l’avoir dit, lors de l’enquête de police, alors que tu savais que tu irais en prison pour venir devant cette barre et tenir une autre version des faits.» Pour l’avocat, cela n’est que diversion. La réalité, pour lui, c’est que le sieur Diallo a cru que la fillette était la proie idéale pour commettre ce forfait, étant sourde et muette. Mais, «il a oublié une chose : elles s’est se faire comprendre par des signes», soutient le conseil. La défense, pour sa part, parle d’incohérence et d’absence de preuves. «Les faits ne sont ni clairs, ni clarifiés.» C’est pourquoi, pense-t-elle, son client ne saurait être coupable de ce crime : «Pour déclarer mon client coupable, il faudrait prouver que la fillette est sortie de la maison de Aliou Diallo.» L’avocat rejette l’explication donnée par la mère de la victime. Cette dernière soutient qu’en sortant de sa maison, elle a vu sa fille se tordre de douleur en sortant de chez Aliou Diallo. C’est sur ces entrefaites qu’elle est venue à sa rencontre et que sa fille et elle sont entrées dans la maison. Ayant pris, dit-elle, la direction de la terrasse, sa fille la tirait vers le bas pour l’emmener dans la chambre de son violeur qui n’est autre que le sieur Diallo. Ce que le conseil de ce dernier rejette en se fondant sur les déclarations de son mari : «Son mari nous dit qu’elle a trouvé sa femme devant la porte et non en train de sortir de la maison.» Autre fait qui trouble la défense, le fait que le père de la victime n’ait jamais mis les pieds dans la maison où sa fille a été violée : «S’il était un vrai père de famille, un responsable, il aurait dû aller à cette maison, il ne l’a pas fait. C’est quand même bizarre pour quelqu’un dont sa fille de 3 ans a été violée.» Des «contradictions» qui l’ont poussées à demander au tribunal la relaxe de son client «parce qu’il n’existe aucune preuve dans cette affaire». La partie civile, convaincue qu’un tort a été fait sur une fillette de 3 ans, réclame justice : «Elle doit être protégée du fait de son âge et de son handicap.» Au tribunal, Me Kayossi a demandé 8 millions de francs Cfa de dommages et intérêts. Alors que le parquet a requis l’application de la loi. Le délibéré est attendu pour le 12 juillet. Par Oumou Khairy DIAKHATE (l'Obs)

>>>> Kébémer, le Yamoussoukro du vieux Wade
Alea jacta est. La ville de Kébémer a été choisie comme Nouvelle capitale administrative et politique du Sénégal. La décision découle d’un vote de projet de loi, hier, par l’Assemblée nationale. Le vote s’est déroulé en catimini. Du moins, si l’on s’en tient au déroulement de la séance à laquelle ont pris part les honorables députés. L’un d’entre eux, député libéral qui appartient à la majorité et qui s’est confié à nous, hier, au sortir de ce vote, tente de retracer le film de l’événement. D’emblée, il annonce que «ce sont 12 orateurs qui se sont inscrits dont 10 de la majorité». A en croire toujours notre source parlementaire, le député socialiste, Khalifa Ababacar Sall, a pris la parole pour interpeller le ministre de l’Habitat, de la Construction et du Patrimoine bâti sur le choix de Kébémer. Le député Ps, interrogé en marge de la rencontre entre le ministre de l’Intérieur et l’Opposition, avoue sa déception. Khalifa A. Sall soutient : «On est déçu parce que cette loi est une loi électoraliste. C’est un projet politicien. Wade sait qu’on l’attend sur tous ses projets. Et puis que rien de tangible n’est prévu, on nous donne des sucettes comme ce texte politicien de projet de loi.» Devant les députés, Salif Bâ a déclaré, d’après Khalifa A. Sall que «le projet a évolué au niveau du site. Il se rapproche plus de Kébémer et s’éloigne de Mékhé. (Parce que c’est entre Djogo et Lompoul. C’est que Lompoul, c’est la face côtière de Kébémer)». «Donc, il n’y a que cette évolution qui n’est pas justifiée. Aucun argument ne nous a été donné. Ce gouvernement travaille de manière cavalière. Il ne nous a pas expliqué les raisons pour lesquelles il a renoncé à Mékhé-Pékess.» Le député socialiste, qui annonce que la majorité a voté pour et l’opposition contre, n’en possède pas moins un avis sur le choix du site. Il fait remarquer, d’ailleurs, que «les parties Centre et Sud (du pays) constitueraient un meilleur site. (Puisque) le Nord, c’est une zone qui est assez fourbe, qui a suffisamment d’éléments et d’investissements». Tout cela devant cadrer avec «la localisation dans un souci d’aménagement du territoire qui recouvre un développement plus harmonieux du pays». A la suite de M. Sall, va suivre l’interpellation du ministre de l’Habitat par l’honorable député, Madieyna Diouf. Le non moins président du Groupe parlementaire Espoir aurait lâché, à l’attention du ministre Salif Bâ, la question suivante : «Pourquoi pas Kaolack qui est le Bassin arachidier ?» Ces interrogations ont été suivies par une série de questions des députés. Celles-ci ont porté sur le coût du financement et le nom de la future capitale du Sénégal. Ce à quoi le ministre de l’Habitat, de la Construction et du Patrimoine bâti a répondu, d’après notre source libérale, en estimant que «les études ne sont pas terminées» et qu’ils (lui et ses collaborateurs) vont publier les résultats ultérieurement. En attendant, l’on se questionne sur ce qui a été déterminant dans le choix de Kébémer. Cette ville a, peut-être, la particularité de bénéficier d’un plan directeur au même titre que d’autres villes de l’intérieur du pays, à l’instar de Guinguinéo et Sokone. Par Mamadou T. DIATTA et Latir MANE (Le Quotidien)

>>> L'UEMOA donne 50 millions de CFA au Sénégal pour l'aide alimentaire d'urgence. Wade se paye un monument de "La Renaissance Africaine" à 10 milliards.
Monument de la Renaissance Africaine : Le rêve deviendra bientôt une réalité. Le Ministre de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire, M. Assane Diagne et l’ambassadeur de la République populaire et démocratique de Corée, Kim Pong Hui, ont procédé hier à la signature du contrat de construction du Monument de la Renaissance de l’Afrique. C’était en présence des collègues des Infrastructures, de l’Equipement, des transports terrestres, maritimes intérieurs, M. Mamadou Seck, de l’habitat, du patrimoine bâti et de la construction, M. Salif Ba. La statue de la Renaissance de l’Afrique se dresse sur une colline face à l’océan. Elle représente un homme puissant, surgit des ténèbres, symbole de la puissance, de la confiance et de la détermination. Il s’accompagne d’une femme, à la fois compagne et solidaire, à l’image des héroïnes du passé. Dans sa main gauche, est assis un enfant qui pointe un doigt et le regard droit devant, vers l’avenir. Tout en bronze, elle sera réalisée par une entreprise coréenne du nom de Mansudae Overseas Project group (Mop) pour un montant de 10 milliards de francs Cfa environ et les travaux vont durer 28 mois. La construction du monument de la Renaissance sera accompagnée de l’aménagement de la colline, à la sortie de Ouakam, vers les Mamelles. Cette œuvre sera l’une des plus hautes du monde avec une statue de 50 mètres, posée sur une colline elle-même haute de 50 mètres. Un des monuments les plus grands du monde. En plus du monument, d’autres édifices comme un hôtel cinq étoiles grand luxe, des espaces de promenades, de loisirs, des boutiques du souvenir, etc, seront construits. Pour l’ambassadeur Coréen, M. Hui, ‘’le monument sera réalisé en fonction du désir des Africains et selon la conception du président de la République Me Abdoulaye Wade’’. Le monument de la renaissance africaine va porter le rayonnement du Sénégal plus loin. Il est synonyme de la capacité à réaliser des œuvres qui échappent au temps par leur symbolisme. Après la grande statue du Christ de Rio de Janeiro, symbole de la chrétienneté ; la Tour Effel qui est l’expression de la lumière et de la révolution scientifique et technique, « nous allons compléter par celle de la Renaissance de l’Afrique », a dit en substance le ministre Assane Diagne. A la place du monument de la Renaissance de l’Afrique, il y aura un lieu de pèlerinage où tous les pèlerins de l’Afrique vont converger. Cette statue aura un début, mais pas une fin parce que s’inscrivant dans l’éternité, a indiqué le ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire . Il ajoute que, « Pour ceux qui doutent de la réalisation des projets du président de la République, en voilà un qui va débuter dans les meilleurs délais possibles » Les Coréens travaillent depuis plus d’un an sur le projet qui symbolise la foi du peuple africain en l’avenir. Selon le conseiller en architecture du président, Pierre Goudiaby, « Me Wade avait posé deux conditions qui ont été respectées : qu’il soit entièrement financé par les privés et que les Sénégalais participent à sa réalisation à partir de la Corée et du Sénégal ». Une œuvre de cette dimension et de cette importance est un centre d’attraction, un lieu de convergence du Sénégal et de l’Afrique. En tant que ministre des Infrastructures, de l’Equipement, des transports terrestres, maritimes intérieurs, M. Mamadou Seck a donné son accord « d’en faciliter l’accès aux populations ». Certes, le monument de la Renaissance va porter le rayonnement du Sénégal plus loin, mais il sera aussi la flamme de la Renaissance africaine après toutes les péripéties de l’histoire. La reconstruction de l’Afrique passe par un symbole et ce symbole prophétise le destin de l’Afrique et de l’humanité. Par SIKIRATOU AHOUANSOU (Le Soleil)

UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE : COMMUNIQUE DE PRESSE.
Dans le cadre de la solidarité de l’Union, et en appui aux efforts des Gouvernements en vue de subvenir aux besoins alimentaires des populations, la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a décidé d’apporter une assistance financière d’urgence à quatre pays sahéliens, dont certaines zones sont durement touchées par la pénurie de produits vivriers et l’insuffisance de pâturages. Ainsi, deux cent soixante quinze millions (275 000 000) de FCFA ont été débloqués et mis à la disposition des Gouvernements, à raison de cinquante millions (50 000 000) de francs pour le Burkina Faso, cinquante millions (50 000 000) de francs pour le Sénégal, soixante quinze millions (75 000 000) de francs pour le Mali et cent millions (100 000 000) de francs pour le Niger. La saison agricole 2004-2005 a été marquée par un net recul de la production agropastorale, dû essentiellement à une pluviométrie insuffisante et à une invasion, sans précédent, de criquets pèlerins qui ont entraîné une vulnérabilité des populations et des animaux dans plusieurs pays sahéliens de l’espace UEMOA. Fait à Ouagadougou, le 15 juillet 2005. Badjibassa BABAKA. Directeur

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