|  Mi-2001,
la SOTRAC qui avait exercé des années
la desserte de Dakar a été enfin
mise en faillite. C'est la société Dakar Dem Dikk
(dem dikk signifie aller/retour) qui a repris
la desserte de la société mourante ainsi que son
parc de véhicules. Aujourd'hui les arrêts sont
mieux répartis, les bus plus fréquents et plus
confortables.
Depuis que l'usine d'assemblage
de bus indiens Tata s'est installée à
Thiès, c'est chez elle que Dakar Dem Dikk
achète ses bus. Plus de 400 bus TATA tous
neufs sont aujourd'hui en circulation sur une
vingtaine de lignes desservant un millier d'arrêts
dans Dakar et sa presqu'île. Dakar Dem Dikk
transporte en 2007 près de 3 millions de
passagers.
Les bus sont bleus et leurs arrêts
sont signalés par des panneaux circulaires
ronds. Ils ont le monopole de la desserte du centre-ville
(Pompidou, place de l'Indépendance, Plateau, etc...)
et c'est sûrement leur principal avantage, surtout
pour les fonctionnaires et les étudiants
principaux intéressés par les lignes
alimentant le centre-ville.
Ces étudiants, travailleurs et
fonctionnaires bénéficient d'abonnements mensuels
avantageux impossibles à mettre en place
dans la jungle des transports privés "Ndiaga
Ndiaye" : 10.000CFA pour les élèves
(15€) et 15.000CFA (22.5€) pour les
adultes. La tarification fonctionne par tronçons
: la première section est à 150CFA
(0.23€) alors qu'un voyage sur 4 sections
coûte 275CFA (0.45€).
Site web de la société Dakar Dem
Dikk (horaires, lignes, tarification)
Photos : à droite, des bus bleu de
Dakar Dem Dikk et à gauche, un enfant patientant
à un arrêt de la banlieue dakaroise
(photo C. Pinero).
Voir
la page sur les problèmes de transports urbains
à Dakar.
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