Que l’on arrive de la route d’Oussouye,
de Bignona, de Kolda ou de Bissau,
on ne devine l’approche de Ziguinchor qu’avec
la présence des deux antennes de la ville. En
effet, la forêt épaisse ne laisse passer aucune
trace de la cité. Ainsi l’antenne de Colobane
(à la sortie de Ziguinchor direction Cap
Skirring) et l’antenne de la RTS (plus proche
du centre-ville) dépassent comme des totems. Vous
les verrez également de loin si vous arrivez par
le fleuve Casamance avec un bateau. Le pont Emile
Badiane, unique porte d'entrée par le Nord,
traverse la rivière bordée de mangrove
et permet d'appréhender toute la vieille
ville tout en ayant la chance, parfois, d'apercevoir
quelques dauphins qui auront remonté le
courant pour chasser les poissons, nombreux encore
dans ces eaux peu polluées.
En
visitant Ziguinchor, vous découvrirez la première
ville typiquement africaine sur la côte Est du
continent. Plus au Nord, l’influence européenne
et surtout arabe fait des villes des ensembles
sans architecture et à l’allure bidonvillesque.
C’est à partir de Ziguinchor que les villes deviennent
belles et originales. Le plan, l’agencement de
ces villes africaines est souvent le même : un
centre ville, digne reste d’un passé colonial,
une mince ceinture de bâtiments récents, souvent
des bureaux ou des administrations, et enfin une
immense couronne pittoresque constituée de quartiers
de cases
en banco abritant chacun une
communauté ethnique et organisés socialement
comme dans les villages.
A
l’intérieur de ces quartiers, d’une beauté faite
de simplicité et de propreté, les routes ne sont
pas goudronnées mais recouvertes de latérite.
A Ziguinchor ces arrondissements traditionnels
ont pour nom Lindiane, Soukoupapaye, ou Bourofaye.
Avec une population estimée à 160 000 habitants
(2007) Ziguinchor est une véritable ville. Mais
elle est aussi un pôle économique international
accueillant des immigrés cherchant un bon cadre
de vie et un travail intéressant. Ainsi, Gambiens
et Bissau-Guinéens sont présents en très grand
nombre dans la capitale casamançaise. La ville
n’est pourtant pas riche. Ziguinchor est le chef
lieu de la Casamance et dispose d’un port situé
à quelques 70 km de la mer.
Fondé
par les Portugais en 1560, c’est à partir du 18ème
siècle que le comptoir devint ville prospère.
Cette histoire est encore très marquée en raison
de l'importante utilisation du créole portugais,
parlé également dans la frontalière Guinée-Bissau,
ex-Guinée Portugaise. Cité verte et fleurie, c’est
un oasis forestier si on la compare aux autres
capitales régionales du pays. La nostalgie
et le calme y règne dans chaque rue, à chaque
heure. Les pannes à répétition des bateaux chargés
des échanges entre la Casamance et le reste du
pays (sans compter le naufrage du Joola le 26
septembre 2002 faisant près de 2000 morts)
et le peu d’ardeur d’un gouvernement ne semblant
pas désirer le développement de cette région qu’ils
envient et méprisent à la fois, font que l’agglomération
a repris un rythme de vie rurale qui faisait jadis
son charme. Seules les fêtes de quartiers, les
travaux d’hivernage et les quelques night-clubs
sortent Ziguinchor de sa torpeur.
Photos : en haut
à droite la rue Javelier en plein centre
de Zig, à gauche l'administration régionale
de Casamance, ci-dessus à droite le "palais"
de "justice" (les deux mots méritent
des guillemets), ci-dessous à droite le
marché Saint-Maur de Ziguinchor (photos
P. Clément).
La
ville par sa position géographique est aussi une
plaque tournante du commerce sous-régional, avec
ses innombrables marchands venus de Guinée-Bissau,
Gambie et Mauritanie, qui proposent, vendent ou
achètent toutes sortes de produits manufacturés
ou alimentaires. Ziguinchor tire selon certains
son nom de la déformation du mot «Izguinchos»
nom de la tribu qui vivait autrefois dans cette
région. D’autres prétendent au contraire que le
nom de la ville vient du portugais «je viens,
ils pleurent» (Cheguei, choram) rapport à la traite
des esclaves. Jumelée avec la ville française
de Saint Maur, cette dernière a donné son nom
au grand marché local, qui après avoir brûlé plusieurs
fois est enfin reconstruit.
&En
apprenant le créole à Bissau ou Ziguinchor
de J.L. Doneux, J.L. Rougé &Sociolinguistique
urbaine : la vie des langues à Ziguinchor
de C. Juillard
n LES
QUARTIERS
Lindiane : C’est un des quartiers
les plus traditionnels de Ziguinchor. Ici la case
casamançaise est reine. les ruelles de sable
tortueuses enfouies sous les manguiers et les
fromagers abritent toutes les communautés
casamançaises : Manjaks, Diolas, Mankagnes,
Balantes etc... Les «coins»
y sont également nombreux. Dans de petites paillotes
à l’intérieur même des concessions vous pourrez
y déguster du bon vin de palme ou de cajou. On
a vraiment l’impression d’être dans un village.
C’est vraiment le quartier le plus pittoresque
de Ziguinchor. Hélas une ou deux attaques d’élèments
supposés être des indépendandistes ont dissuadé
certains taxis de s’y aventurer la nuit. Lindiane
se situe en périphérie de la ville entre la route
de Cap Skiring
et la route de l’aéroport. Mi-août 2000 plusieurs
morts ont été à déplorer dans le quartier. N’hésitez
pas à vous y promener durant la journée et en
début de soirée car l’ambiance rurale est plus
que reposante.
Colobane
: C’est un des plus grands quartiers de Ziguinchor.
Situé à droite de la route allant à Cap-Skirring/Oussouye,
c’est un quartier populaire. Ici encore les cases
en banco constituent une grande partie des maisons
bien que la plupart soient électrifiées. En bordure
de rizière et de bolongs, il y fait toujours un
peu plus frais qu’à Lindiane ou Néma. Colobane
accueille un séminaire
(vous pouvez y acheter les premières mangues de
la saison), un lycée privé (St.Paul Luanga), une
grande église, des congrégations de religieuses
etc...
A quelques mètres des maisons,
les premières rizières s’étendent à l’infini,
et, les bolongs du fleuve Casamance vous accueillent
pour de formidables balades en pirogue. Si vous
rencontrez des jeunes du quartiers, ils pourront
vous proposer de découvrir ce dédale de mangrove
dans la pirogue de la grand-mère et pour pas cher.
Colobane compte plusieurs campements touristiques.
Soukoupapaye : C’est le quartier
de transition entre Lindiane le traditionnel et
l’Escale la coloniale. Soukoupapaye se situe en
face de Colobane, de l’autre côté de la route
du Cap Skirring.
Escale
: C’est le quartier central et historique de Ziguinchor.
La quasi-totalité des bâtiments coloniaux
y ont été construits. Ils servent aujourd’hui
souvent de bâtiments officiels. L’ancien palais
du gouverneur est devenu mairie, mais la prison,
la Poste OCPE, la Police, le consulat de Guinée-Bissau
etc... sont aussi des vestiges de la période coloniale.
Les night-clubs, les restaurants et beaucoup d’hôtels
y sont concentrés. La plupart des services aussi
(police, gandarmerie, etc...). Le manque d’argent
empêche malheureusement de sauvegarder le patrimoine
historique de la ville. Des efforts sont néanmoins
entrepris. Un nouveau marché "port"
(photo à gauche) rend le commerce local
plus salubre et l’immonde château
d’eau qui défigurait le quartier
a été démoli.
Santhiaba : C’est le premier
quartier que vous voyez en arrivant à la gare
routière. Santhiaba longe la route qui mène en
Guinée.
Quelques petits bars sympa vous accueillent jusque
tard le soir et la vitalité culturelle
de Santhiaba est reconnue nationalement. Le quartier
n’est pas très grand et est majoritairement construit
en dur avec des maisons toutefois plutôt
modestes. Beaucoup de non-casamançais y résident.
C'est également à Santhiaba qu'un
des seuls cimetière mixte voit musulmans
et catholiques être enterrés côte
à côte.
Néma
: Le centre-Ville étant saturé depuis longtemps,
c’est le quartier de Néma qu’ont priviligié les
autorités pour le développement de la ville. La
nouvelle grande poste de Ziguinchor, le Lycée
Dignabò et le Marché St Maur y sont établis. Mais
vous pourrez également y résider (Le Néma Kadior,
le Bel Khady) ou aller visiter le plus beau Centre
Culturel Français africain. Néma n’est
malheureusement pas aussi propre que le reste
de la ville. Début 1999, le quartier a subi le
pilonnage des indépendantistes et des charges
de mortier sont tombées sur des maisons des HLM
Néma. Plusieurs morts ont été à déplorer. Un nouvel
hôpital moderne a été récemment
mis en service.
Cité Biagui : En face du
Stade Aline Sitoë Diatta, ce petit quartier est
une zone habitée par de nombreux fonctionnaires.
En effet, les maisons en dur sont relativement
récentes et confortables d’autant que le quartier
est complètement viabilisé (eau, électricité,
téléphone).
Boudody : C’est le quartier
du port de pêche de Ziguinchor. Situé légèrement
en aval du port de Ziguinchor (juste après les
hôtels Perroquet et Kadiandoumagne), au bout de
la rue du Commerce, vous y verrez de superbes
et immenses pirogues multicolores (photo de droite).
Allez y acheter vos crevettes fraîches. 2001 a
marqué la réfection complète de la berge et du
marché avec notamment un assainissement des canalisations
d’eau et un aménagement du port de pêche. D’ici
vous pouvez voir les vols de pélicans sur le fleuve
Casamance. Voir
l'article sur la réhabilitation du marché Boudody
dans le bulletin n°33 de Senegalaisement.com.
Djibélor : En fait Djibélor
est souvent assimilé à un quartier de Ziguinchor.
Allez-y à pied et vous changerez d’avis. Si les
évènements de Casamance n’avaient pas eu lieu,
Djibélor ferait sans aucun doute partie aujourd’hui
des faubourgs de Ziguinchor. Mais les autorités,
dans leur souci de ceinturer la ville afin de
la protéger des indépendantistes, ont totalement
isolé le village pourtant prometteur de Djibélor.
Avec ses nombreux vergers, vous aurez l’impression
d’y être à la campagne. Il y a quelques années,
Gérard, un français y avait créé un superbe parc
animalier où il recueillait notamment des animaux
blessés ou sortant de zoos. Ainsi, vous pouviez
y observer des lions, des hyènes etc... Hélas,
le tourisme ayant beaucoup ralenti à Ziguinchor
du fait des évènements de Casamance, les frais
d’entretien du parc étaient trop élevés. Le lion
a été tué, des animaux sont morts. Tout le monde
est déçu. A notre dernière visite, il ne restait
plus qu’une guenon fumeuse de Marlboro (c’est
vrai en plus), un porc-épic des des dizaines de
crocodiles qui eux ne mangent pas trop et peuvent
servir pour leur peau !
Tilène : Comme pour Colobane,
aucun rapport entre Tilène et son homologue de
Dakar. Tilène est en face de Santhiaba, de l’autre
côté de la route de Guinée-Bissau.
Boukot : Boukot est le plus
grand quartier de Ziguinchor. En dehors des rues
principales, on y est presqu’aussi tranquilles
qu’à Lindiane ! Comme la plupart des quartiers
de Ziguinchor, il est divisé en sous-quartiers
: Boukot Diola, Boukot Mankagne, Boukot Wolof
(ne pas confondre avec le petit village près du
Cap Skirring).
A Boukot vous verrez de tout ! Des cases en banco
à côté de maisons en dur mais sans charme, des
toits en paille comme en tôle ondulée ou en ardoise,
des rues goudronnées comme des pistes latéritiques.
Il est très dur de se retrouver à Boukot. Et si
vous cherchez quelqu’un c’est le parcours du combattant
!
n SERVICES
Librairies :
La meilleure librairie-papeterie-cartes postales
de Ziguinchor est la Librairie Javelier, dans
la rue Javelier tout près du port de Ziguinchor.
Cybercafés
: Avec l'arrivée de l'ADSL à
Ziguinchor en 2004, le nombre de cybercafés
à explosé dans la ville et la qualité
de connexion s'est largement améliorée.
Vous trouverez donc dans toute la ville à
partir de 500CFA de l'heure (0.75€). Ils
sont pour la plupart ouvert jusque tard dans le
soirée. A noter : l'hôtel Flamboyant
propose des connexions wifi à ses clients.
Banques
: Vous pourrez retirer de l’argent sans
problèmes avec votre carte dans les banques de
Ziguinchor. La CBAO rue Javelier est la meilleure
et la plus facile à trouver (au bout de la rue
Javelier, en allant vers la Place Jean Paul II).
Vous avez également la Société Générale en plein
centre-ville dans le quartier Escale. Que ce soit
avec votre VISA ou votre Eurocard-MasterCard vous
pourrez retirer des CFA. A savoir : la Société
Générale dispose en outre pour les possesseurs
de VISA d'un distributeur automatique de billet
ouvert 24/24 et 7j/7 et qui semble alimenté régulièrement.
La banque BICIS ne compte aucune agence en Casamance.
Labos photo :
Plusieurs labo de développement vous permettrons
de développer et d’acheter vos pellicules. Les
deux plus grands se trouvent tous deux rue Javelier
: le labo Kodak en plein milieu de la rue et le
labo Fuji situé près de la place Jean-Paul II.
Vous pourrez y trouver des cartes mémoire
de type SD pour vos appareils photo numérique
ainsi que des piles spéciales pour appareils
photo.
Taxis :
Il n’y a pas de compteurs dans les taxis de Ziguinchor
et, bonne nouvelle, il n’y a pas non plus de marchandage.
Le prix est unique pour TOUTE LA VILLE ET TOUS
LES QUARTIERS de Ziguinchor. Seule l’heure influe
sur le prix. Dans la journée et en début de soirée
la course vaut 300CFA. La nuit la course peut
aller jusqu'à 600CFA. Attention néanmoins car
à partir d’une certaine heure les taxis ont peur
de se rendre dans certains quartiers à cause des
«rebelles». Ainsi si vous comptez aller à Lindiane
ou au fin-fond de Colobane à 3h00 du mat' ça
risque d’être difficile. Dans la journée aucun
problème. Pour les longs trajets (du genre Ziguinchor
Cap Skirring), vous pouvez contacter Papis Carvalho.
Sans aucun doute le meilleur taximan de Zig et
sûrement le plus sympa. En plus, c’est un jeune
Casamançais qui connaît la région à fond. Vous
pouvez le joindre en vous rendant aux Colis Postaux,
la poste du centre-ville (demandez ses coordonnées
à Cheikh Goudiaby).
Consulat de Guinée-Bissau : Y
passer vous sera nécessaire si vous comptez visitez
la superbe Guinée-Bissau toute proche (à peine
20km !). Le visa coûte 5000CFA. Pour plus de renseignements,
visitez le site www.guinee-bissau.net
qu'on se décarcasse à faire pour vous ! Le consulat
(photo de droite) est situé rue de France, juste
en face de l'hôtel Flamboyant. Le visa vous
coûtera 5000CFA et vous pourrez l'obtenir
en 15 minutes (munissez vous de 2 photos et de
deux photocopies de votre passeport).
Consulat de France
: Nommée en 2002, Véronique Chiche, la
consul honoraire assure trois permanences par
semaine à l'école François Rabelais de Ziguinchor.
Divers : Air Sénégal(991-1081 - Aéroport
de Ziguinchor - Vols quotidiens vers Dakar à près
de 60 000CFA A/R (91€) École Française François Rabelais
: BP 2 - Ziguinchor. (991-1169.
Fax : 991-1456. Statut : conventionnée AEFE. Niveaux
d’enseignement homologués: école maternelle (à
partir de 2 ans), école élémentaire (du CP au
CM2), collège (par correspondance avec le CNED).
Effectifs : 65 élèves dont 36 Français Poste : Deux bureaux de
poste à Ziguinchor. L’ancien qui traite aujourd’hui
les colis postaux (poste OCPE) et qui se trouve
dans le centre ville et sert également de poste
aux touristes et de boîtes postales, et le nouveau,
beaucoup plus grand qui se trouve à Néma. C’est
là-bas que vous pourrez émettre ou recevoir des
mandats.
Le Willis : La liaison maritime entre Dakar
et Ziguinchor, à l'arrêt depuis le
naufrage du Joola a repris 11 novembre 2005. Le
Willis dispose d'une capacité de 508 places
dont 462 pour les passagers, et 80 tonnes pour
le fret. Le prix des places varie de 10000CFA
(15€) pour les places pull-man (simples)
à 24.000CFA (36€) pour les cabines
en passant par 12000CFA (18€) pour les couchettes.
Le Willis, qui dispose de tous les équipements
de confort et de divertissement (restauration,
postes de TV et DVD), enregistre déjà
une forte demande des touristes qui veulent découvrir
la belle région de la Casamance. Le navire
effectue deux navettes hebdomadaires entre Dakar
(départ vendredi et mardi) et Ziguinchor
(départ dimanche et jeudi). La durée
du trajet est de 15 heures pour une distance de
324 km dont 50 km en fleuve (voir
les horaires).
Alliance Franco-Sénégalaise
: C’est le plus beau bâtiment de Ziguinchor et
en tous cas le plus original. L’équipe s’efforce
d’organiser des activités culturelles diverses
et de qualité. Si vous voulez faire un
cadeau intéressant à un étudiant ziguinchorois,
offrez-lui une inscription annuelle à l’Alliance
où il aura accès aux activités culturelles, à
la bibliothèque, à la salle de projection de télé
satellite, etc... Horaires: 9h-12h30 et 15h-18h30.
Quartier Nema - ( 991.28.23
- Fax: 991.30.50. Site internet de l'Alliance
:
La bijouterie de Madame Lam
: On ne s’attend pas à trouver un tel endroit
à l’entrée du marché artisanal. On peut y acheter
en toute confiance des bijoux qui n’ont rien à
envier à ceux que l’on trouve en France, à part
le prix. L’or est à 6000cfa (9€). le gramme.
Le Cercle Amical de Ziguinchor
: Situé en face de l'hôtel Aubert à Ziguinchor,
c'est le rendez-vous obligé des Français de Ziguinchor
et de Casamance. C'est un cercle en effet très
amical. (991-1777
Cathédrale de Ziguinchor
: Si le bâtiment en lui même n’a aucun intérêt,
les messes célébrées en diola ou autre langue
locale ainsi que les fêtes catholiques sont des
évènements à ne pas manquer ! Les chants diolas
sont absolument extraordinaires surtout lorsqu’ils
sont accompagnés de percussions. Le pape Jean-Paul
II a visité sa cathédrale (la ville
a d'ailleurs renommé la place en face de
la cathédrale du nom du saint père).
Le Marché Artisanal de Ziguinchor
: C’est une réplique de tous les marchés touristiques
du Sénégal. Si vous arrivez en même temps qu’un
car de touristes japonais, les prix seront multipliés
par deux ! Sachez que pour la plupart des objets
d’artisanat, les prix à Ziguinchor sont supérieurs
à ceux de Dakar. Il en est de même pour les vêtements.
L’Office
des Campement Villageois de Casamance se trouve
également là-bas. Vous pourrez prendre des renseignements
sur votre hébergement dans les villages. Voir
en vidéo le marché artisanal dans le reportage
sur Ziguinchor
La gare routière : Même si
elle a été refaite en 2002 (en fait
légèrement déplacée), la gare routière de Ziguinchor
reste l’un des endroits les plus infernaux du
pays. Pseudos guides, casse-couilles et rabatteurs
arnaqueurs ayant tous un soit-disant frère ou
cousin propriétaire d’un campement pullulent.
Vous pouvez ici prendre des cars et des taxis
direct pour Dakar, Kaolack, Kolda, Bignona, Banjul
et Brikama (Gambie), Bissau (Guinée-Bissau), Cap
Skirring, Oussouye, Kafountine, Abéné, Sédhiou,
Diouloulou, et toutes les autres localités de
Basse-Casamance. Occasionnellement, vous pouvez
avoir des transports directs vers Vélingara, Thiès
ou Tambacounda.
ACCESS : Par
la route ce sera le temps que Dieu voudra. Deux
solutions s'offrent à vous : la Tansgambienne
qui est l'axe le plus court et qui traverse la
Gambie, et l'autre beaucoup plus long qui passe
par Tambacounda
et Kolda.
Le premier est vivement conseillé si vous
empruntez les transports en commun (entre 6500CFA
et 8500CFA selon le mode de transport). En fonction
de l'attente au ferry gambien pour traverser le
fleuve, vous pourrez mettre de 7 à 10 heures
de trajet. La traversée de la Gambie ne
nécéssite pas de visa. Mais ces
empaffés de douaniers gambiens ne manquent
jamais de demander aux étrangers de payer
"un laisser-passer". Ca vous coûtera
normalement 1000CFA . Vous pouvez refusez de les
payer... si vous n'êtes pas pressés
et que les palabres de deux heures ne vous effraient
pas. Sinon, filez 1000CFA-1,5€ aux trouffions
et foncez vite dans votre véhicule pour
finir un trajet qui s'avèrera long. L'attente
au ferry, dans le village de Farafenni est plaisante
s'il ne pleut pas. Des dizaines de boutiques vendent
le bric et le brac habituel que les Sénégalais
en transit peuvent acheter moins cher qu'au Sénégal.
Des petits restaurants locaux vendent des boissons
fraîches et des sandwiches. Evitez par contre
les mamans qui vendent une espèce de soupe
de boyaux de moutons infecte si vous ne voulez
pas tâcher votre pantalon avant d'arriver
à destination. L'autre axe de communication
ne passe pas par la Gambie mais la contourne par
l'Est. C'est très long et vous ne pourrez
pas effectuer la liaison Dakar-Ziguinchor dans
la journée. Que ce soit avec votre véhicule
ou avec un transport en commun, une halte à
Tambacounda,
Vélingara
ou Kolda
sera nécessaire. Près de 850 km
sont à parcourir par cette route contre
454 km via la Transgambienne.
DISTANCE DE DAKAR : 454
km DISTANCE KOLDA : 25
km DISTANCE DE KAOLACK :
261 km DISTANCE DE CAP SKIRRING
: 75 km
DISTANCE D'OUSSOUYE : 43
km DISTANCE DE BIGNONA
: 27 km DISTANCE DE BANJUL
(Gambie) : 164 km DISTANCE DE
BISSAU (GUINEE-BISSAU) : 100 km
n Hôtels,
campements, restos et loisirs
Le
Chawarma du port : Ce petit fast-food,
en face du port de Zig, vous permettra de manger,
du matin très tôt jusqu’au soir très tard (fermeture
vers 1 ou 2 heures du matin), les plats et la
«fast-food» libanaise. Il semblerait
selon les dernières nouvelles que les sympathiques
Libanais qui géraient le restaurant aient plié
bagages et que l’affaire soit reprise par des
Sénégalais. Le
Malila :
Au rond point Jean-Paul II, en face de la cathédrale,
le Malila est ouvert 24h/24, pour siroter une
bonne bière, manger un poulet, une super langouste
grillée pas chère ou un sandwich en musique dans
une ambiance très reggae. Le patron est très sympa,
et les consommations sont peu chères. De plus,
dans une pièce adjacente, une dibiterie vous préparera
de la bonne viande grillée. Gazelles et Flag à
partir de 500CFA (0,75€), sandwiches et plats
sans prétention mais bien préparés. Il semblerait
aux dernières nouvelles que l’établissement
«parte en sucette» ! Fermé l’après-midi,
il ne propose pratiquement plus rien à manger
et n’est plus qu’un petit bar sympa. Voir l’évolution... Le
Kassa :
L’ancienne «Buvette du Rond Point»
rénovée il y a cinq ans s’appelle désormais le
Kassa (photo à droite). C’est l’endroit
idéal pour manger pour pas trop cher et surtout
jusqu’à très tard dans la nuit alors que la plupart
des autres restaurants sont fermés ! C’est
relativement grand et des soirées sont parfois
organisées dans cour. Le poulet à 1500CFA que
vous mangerez risque hélas de n’avoir pas été
plumé le jour même... Le
Taboulé :
Il semble que ce petit restaurant, qui avait bonne
réputation, se dégrade petit à petit. Au dernières
nouvelles d’une internaute, le patron faisait
lui-même la cuisine et..... il n’y avait pas de
Pastis ! C’est le résultat de la désaffection
progressive de la Casamance par les touristes.
Ca reste tout de même une bonne table. (991-1635
Fax: 991-1616 Le
P’tit Bedon :
Ce petit restaurant est placé dans un coin hyper-calme
de Zig. Pour bien manger dans une atmosphère reposante,
c’est l’idéal ! Régine, une habituée qui nous
conseille le P’tit Bedon, nous recommande la crêpe
aux crevettes et la tarte Tatin ! Et vous ? En
tout cas le chef est reconnu pour être le meilleur
de Casamance.) (991-2653. Voir le restaurant
le P'tit Bedon et l'interview de son jeune et
talentueux chef dans le reportage vidéo sur Ziguinchor Le
restaurant du Kadiandoumagne :
Le restaurant est-il à la hauteur du cadre (superbe
sur les berges de la Casamance) ? Plusieurs clients
de Dakar et de France n’ont pas apprécié d'être
empoisonnés et nous l’ont fait savoir.
Il arriverait en tout cas souvent au poisson de
ne pas être frais. Le
Walkunda :
L’endroit sympathique réunit souvent les expatriés
de la région qui y débattent des plus beaux aspects
de la Casamance. Le cadre est accueillant et les
tarifs sont relativement raisonnables. Un bœuf
purée délicieux ! Sur la place Jean-Paul II, près
de la Senelec. (991-1845 Le
Tourisme :
Restaurant de l’hôtel du même nom, en centre-ville
au coin de le rue Javelier. Apparemment la qualité
des plats se perd même si le menu est varié. Tentez
plutôt le plat du jour à 1500CFA, servi également
au Flamboyant : au gré des jours de la semaine
vous pourrez tenter le maffé ou un riche thiebou
djen. Succulent. Les boissons sont chères mais
l’endroit qui sert également de bar, est ventilé
et la rue tranquille. Le
Palmier : Bar-restaurant. Sur le port de
Zig. Repas sénégalais à partir de 1000CFA. Il
y a un bistrot dans l’arrière-salle. Bières à
500CFA et sodas à 300CFA. Le Kap Sud : Réouvert
en 2001, Kap Sud (anciennement Yenza) est devenu
le night le plus cosmopolite de Ziguinchor. Les
entrées coûtent en fonction des jours
de la semaine et des évènements
de 1000 à 2000CFA (1,5 à 3€).
Grâce à la diversité des programmes
mis en place par le DJ qui parcourt en musique
les quatre coins de la planète, la boîte
accueille toutes les générations.
Les nouveaux propriétaires ont pris le
parti de donner chaque fin année un nouveau
look à la boîte grâce à
un changement de déco et des aménagements
intérieurs. Le bar américain est
en outre ouvert tous les après-midi. Idéal
pour se détendre avant de débuter
la soirée.
Le Bon Coin :
C’est le bar «populaire» de Ziguinchor.
Musique assourdissante, bières pas chères, sièges
souvent sales mais ambiance garantie toutes les
nuits. Le Bon Coin reste néanmoins un hôtel de
passe un peu glauque avec des chambres derrière...
Régulièrement menacé de fermeture,
son avenir est hélas bien incertain. Le Rubis (anciennement Katmandou)
:
Ca y est ! Le Katmandou est mort pour laisser
la place au Rubis, le nouveau night-club du célèbre
footballeur casamançais Bocandé. On attendait
ça avec impatience pour faire enfin de la vraie
concurrence au Bombolong qui commençait à vieillir.
Ouvert depuis le 15 août 2002, c’est désormais
la référence à Zig ! Les prix affichés tournent
hélas autour de 2000CFA à 4000CFA selon les jours. Le Bombolong : C’était la
boîte la plus «chic» de Ziguinchor
avant l'ouverture du Rubis. L’entrée est à 1500CFA
- 2,3€ et les consos varient entre 1500 et 4000CFA.
Salle climatisée. C’est assez grand mais plutôt
mal foutu. Un bar américain vous permet en outre
de vous dégourdir les oreilles cinq minutes à
l’extérieur. Acquis malhonnêtement aux dépends
du vrai propriétaire résidant actuellement
en Gambie, le Bombolong "appartient"
aujoud'hui à l'équipe Ehemba-Sagna,
proxénètes à leurs heures
qui n'hésitent pas à débaucher
des filles du Bon Coin pour amuser quelques clients
de leurs hôtels.
TARIFS :
Chambre single à 20000CFA (30.49€)*, chambre double à 25000CFA (38.11€)*, * à partir de.
C'est l'hôtel le plus vieux de Ziguinchor. Malgré un récent ravalement de façade, l'hôtel ne s'adapte évidemment plus aux goûts des nouveaux touristes. Couleurs criardes, architecture tristement monotone, cour aussi immense que la piscine au milieu est petite. Bref, ce n'est pas l'endroit idéal pour passer quelques jours de vacances mais l'hôtel contentera sans doute les coopérants et hommes d'affaires qui trouveront plein les autres établissements. Pour ne rien gâcher les prix des chambres sont beaucoup trop élevés (c'est 50% plus cher que les établissements équivalents à travers le pays...). A savoir, si vous ne logez pas à l'Aubert, vous pouvez néanmoins vous y baigner pour 2000CFA (3€).
TARIFS :
Chambre single à 13000CFA (19.82€)*, chambre double à 15000CFA (22.87€)*, * à partir de.
En plein centre de Ziguinchor, juste en face de l’ambassade de Guinée-Bissau, c’est sans aucun doute le meilleur rapport qualité-prix de toute la Casamance et l’un des meilleurs du pays. Climatisation, mini-bar et TV-satellite avec Canal+ dans toutes les chambres. Petite piscine. Entretien impeccable digne d’un grand standing européen et confort assuré pour les plus exigeants dans ce superbe hôtel construit dans le style casamançais sur le modèle des fameuses cases à impluvium. Bonne nouvelle, un nouvel établissement attenant au Flamboyant est en terminé.
TARIFS :
Chambre single à 9200CFA (14.03€)*, chambre double à 12000CFA (18.29€)*, * à partir de.
En plein centre-ville, dans la tranquille rue de France. L’endroit est manifestement sympa. Les chambres climatisées sont propres et aussi bien décorées que le bar et le restaurant. Une ode à l’Afrique ! En tout cas, le jardin tropical est bien agréable et promet de se rafraîchir à l’ombre des paillotes lors des longues journées d’hivernage. «Equipez» vous d’une Flag (la bière sénégalaise) au magnifique bar de l’hôtel... en attendant le yassa du soir au restaurant du Ndaary, «Le Rendez-vous». Accueil amical du jeune patron sénégalais, Maodo. Organisation d’excursions, salle de séminaire.
TARIFS :
Chambre single à 23600CFA (35.98€)*, chambre double à 28200CFA (42.99€)*, * à partir de.
C’est l’hôtel le plus cher de la ville. Seule sa situation le long des berges du fleuve pourrait justifier de tels prix. La construction chaotique d'une modeste piscine allège évidemment un peu plus notre porte-monnaie.L’hôtel a été la cible il y a quelques temps de la colère des habitants de Boudoudy suite à la condamnation des égoûts du quartier destinée selon eux à ne plus déranger l’établissement. Les citadins connaissent depuis lors de graves problèmes au niveau du refoulement de leurs eaux usées. Quant à l'accueil, il est aussi agréable qu'à Sobibor grâce à la patronne, une Suissesse allémanique au fort accent SS, aussi vénéneuse que le poisson qu'elle sert. A partir de 23.600CFA la single et 28.200CFA la chambre double. Petit déjeuner à 2000CFA. Des demi-pensions et pensions sont proposées à un prix très élevé. Plusieurs clients se sont plaints à nous d'une hygiène lamentable au restaurant (poissons et viandes avariés). On est guère étonné d'ailleurs de cette propension à l'empoisonnement quand on sait que le moins fûté du couple (photographié par Diane Fossey) est originaire du fameux quartier des shamans de Casamance (c'est pas des blagues en plus). A Boudody.
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le 27/10/2007 à 01:10 par zazazin
monsieur,j'ai lu avec interet ce que vous avez ecrit et je dois dire que je suis deçue de votre manque d'objectivité!
on remarque nettement que vous avez des problemes avec certains hoteliers et restaurateurs.votre jugement est des lors sans valeur.j'ai ete plusieur fois a ziguinchor et je dois dire que les faits que vous etalez sont completement faux.votre site n'est pas digne d'attirer l'attention des internautes.votre arrogance et votre impertinance n'ont aucune limite.le mieux que vous avez a faire c'est de le retirer ou de le modifier.certainement vous n'aurez rien a faire de ce que je viens de vous dire mais neanmoins cela je l'espere vous marquera.
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le 08/05/2007 à 02:05 par kafountine
le 15 avril 2007 je suis arrivée à, l'hopital régional de ziguinchor à 4h30 du matin pour une hémorragie très importante. j'ai été conduite en salle d'opération à 10h15!!! ayant perdue connaissance et presque tout mon sang pendant ces 5h45mn d'attente dû au bon vouloir du personnel incompétant dans l'urgence et du chirurgien le docteur Mouhamad abd el wahab à venir à mon secours. Le travail effectuer étant louper je suis de nouveau opérer cette semaine chez moi en France pour réparer le travail de ce Monsieur. Bravo à l'hopital de ZIG une vie en Casamance malgré la somme demander!!! ce n'est rien. J'espère que vous aurez le courage de faire passer ce message.
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le 08/05/2007 à 02:05 par kafountine
Je souhaite être contacter par FATOU qui etait ma voisine de lit et maman d'un petit garçon né par césarienne. Elle habite le quartier de l'hotel le PERROQUET à Ziguinchor. BISOUS Fatou mais j'ai perdue ton adresse.Annick
&Proverbes
Joola de Casamance de Nazaire DIATTA . &Parlons Joola.
Langue et culture des Diolas. Apprenez le
Diola avec Christian S. Diatta &Les sources du
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les Diola du Boulouf (Casamance, Sénégal) de Françoise
Ki-Zerbo &Retour dans un
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Thomas