Le
Sénégal du centre se trouve dans
la partie la plus sahélienne du pays. Les
terres sont arides et deviennent de plus en plus
nues lorsque l'on avance vers le Nord. Le bassin
arachidier qui fournit la plus grosse partie des
cacahuètes cultivées en Afrique
de l'Ouest est le point de passage obligatoire
que vous alliez au Nord (à Saint-Louis)
à l'Est (Kédougou-Tambacounda) ou
au Sud (Casamance). C'est cette position centrale
confirmée par les grands axes de communication
(train et route) qui permet à cette région
défavorisée de garder la tête
hors de l'eau (devrions-nous dire "du sable"
?). L'étranger découvrira la richesse
de villes coloniales qui jadis furent les capitales
de royaumes traditionnels. Thiès,
la troisième agglomération du pays
est une cité dynamique où l'industrie
du textile, des minerais et de l'énergie
a trouvé sa place. Tout autour, les forêts
de baobab s'étendent à perte de
vue et s'égayent de jolies couleurs vertes
quand l'hivernage arrive enfin. Tivaouane,
au coeur du royaume du Kayor est la ville sainte
de la confrérie musulmane des Tidjanes.
Aux portes de Saint-Louis, dans le royaume du
Ndiambour, Louga,
ville natale de l'ancienne président Diouf,
permet une halte sur la route du fleuve. Sur la
côte, l'une des plus poissoneuses du pays,
des petites villes ont fait de la pêche
et du maraîchage leur principale activité.
C'est le cas de Kayar
et de Mboro
qui sont les dernières cités côtières
que vous verrez jusqu'à Saint-Louis. Encore
plus au centre, c'est le royaume du Baol qui s'étend
jusqu'aux confins des régions de Kaolack
et Diourbel. Les villes saintes de Touba (capitale
de la confrérie mouride) et de Kaolack
(ville sainte des Tidjanes niassènes) attirent
chaque année de nombreux pélerins.
Plus à l'Est, le long de la route qui mène
à Tambacounda, de nombreuses localités
telles que Kaffrine
peuvent porter le titre de "ville".
