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KARANG

Il est des endroits qui, tout en étant au niveau de la mer, rapprochent l'être humain de ce qui ressemble à l'Enfer. C'est le cas de Karang.

Le village devenu petite ville concentre tous les litiges et toutes les oppositions entre la Gambie et le Sénégal tout en rassemblant toutes les corruptions des deux pays. Le couple Karang-Amdallaï est ainsi une hydre à deux têtes capable de propulser vers l'Enfer tout humain qui s'en approche.

Chacun veut profiter de la part d'incertitude de cette frontière bananière.

Tout franchissement de la frontière dans un but touristique, dans un sens comme dans l'autre, est ainsi totalement déconseillé. Le calcul est rapide : un couple de Français en vacances à Toubacouta et qui désirerait passer une journée en Gambie (sans donc dormir sur place) avec sa voiture et son guide sénégalais devra s'acquitter des sommes suivantes :
2500 x 4 = passavents
20000x2 = visas
1000x2 = laissers-passer
6500x2 = ferry
Ce qui fait un total de 65 000CFA... Somme ne prenant évidemment pas en compte les impondérables tels que les backiche à payer parce que vous n'avez pas de carnet de vaccination, que vos pneus sont usées, l'arnaque aux devises (qui connait le taux de change du jour entre le dalassi gambien et le franc CFA...) ni les consommations sur place.

Alors que bien évidemment tous les Gambiens parlent wolof, policiers, militaires et gendarmes locaux s'ingénient à refuser ce privilège à leurs interlocuteurs sénégalais... Quand un douanier gambien a en face de lui un pauvre voyageur sénégalais, celui-ci a donc intérêt à parler anglais ou mandingue.

ous ne séjournerez sûrement pas à Karang. Mais peut-être y passerez vous pour aller en Gambie, dans la capitale Banjul. Karang est une partie du grand village constitué par les deux postes frontaliers. Karang est la partie sénégalaise, Amdallaï la partie gambienne. D’un côté l’on parle Français, de l’autre côté en Anglais mais des deux côtés Wolof, Sérère, Mandingue etc... Les échanges de biens et la circulation des personnes fait que le village est en effervescence jusque tard dans la nuit. Ici, c’est vraiment l’ambiance de la brousse, avec les lampes à pétrole omniprésentes, les moustiques très méchants mais les soirées à discuter le long de la route si agréables. En entrant en Gambie on quitte les paysages désertiques ou dévastés par l’arachide du Nord du Sénégal. Au Sud, ce sont les forêts côtières gambiennes, les rizières casamançaises et la fabuleuse Guinée-Bissau. Une fois que vous aurez obtenu votre visa gambien (qui tourne pour les Français autour de 18000CFA mais qui est gratuit pour les Belges, les Anglais, les Suisses et les Scandinaves), vous pourrez passer de Amdallaï à Karang sans problèmes. Attention à Karang : Beaucoup de gens, dont des gosses très persuasifs et des jeunes filles plus qu’insistantes, vous proposeront de changer vos francs CFA en dalassis ! NE CHANGEZ PAS VOTRE ARGENT ICI, vous allez y perdre vos plumes ! Attendez d’arriver de l’autre côté de la frontière. Demandez aux autres passagers (aux femmes si possible) quel est le taux de change en vigueur avant de changer aux «courtiers». En tout cas, essayez d’avoir des dalassis avant de payer votre visa. En effet, le policier gambien qui vous «vendra» votre visa risque autrement de se prendre une bonne commission de change. Le prix est fixe en dalassi mais jamais en francs CFA. Une fois arrivé à Karang, vous devrez prendre un minibus à Amdallaï pour aller jusqu’à Bara où vous emprunterez ensuite le ferry pour traverser l’estuaire de la Gambie et arriver enfin au port de Banjul. Ces minibus sont relativement nombreux et coûtent 2 Dalassis par personne. En attendant que les minibus soient pleins, vous pourrez toujours vous restaurer, boire un coup ou prendre votre petit-déj dans un des nombreux «maquis» du village.

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