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Parc national du delta du Saloum

Malgré sa taille qui en fait le deuxième parc national du pays, le parc national du delta du Saloum créé en 1976 reste l'un des plus méconnus. Avec 76.000 hectares, il est comme le Djoudj une terre d'asile pour des centaines de milliers d'oiseaux. Composé de milliers d'îles et d'îlots séparés par des bolongs (étroits bras d'eau saumâtre serpentant dans la mangrove), il abrite aussi de nombreuses espèces de mammifères et de reptiles. L'animal le plus rare du parc qui est aussi le plus difficile à observer est le lamantin. Mais au grè de vos visites vous pourrez croiser des chacals, des crocodiles, des singes verts et singes pata, des tortues, des guibs harnachés, des hyènes, des phacochères et bien d'autres animaux. Les réceptifs spécialisés dans l'observation de la faune et dans la pêche sont nombreux.

Carte du parc national du Sine-Saloum et de sa région >>> cliquez ici

Ce qui fait la richesse du parc national du delta du Saloum c'est avant tout la variété de ses écosystèmes. Trois grandes parties divisent le parc :

- La partie marine et littorale du parc qui permet de protéger la reproduction des poissons et les plages utilisées par les tortues pour la ponte (la tortues verte, la tortue caouanne et la tortue luth - la plus grande du monde - fréquentent la zone).

- La partie "amphibie" de 180 000 hectares recouverte en partie à chaque marée et composée de trois grands groupes d'îles (Fathala, Gandoune et Betenty) : ces trois grands groupes d'îles comportent une myriade de petites îles séparées les unes des autres par des canaux de mangrove appelés "bolongs" (dénomination uniquement utilisée au Sénégal et en Gambie). C'est évidemment dans cette zone que les paysages sont les plus appréciés des touristes. Grâce aux pirogues, on accède au plus près aux îlots de reproduction des oiseaux et aux si pittoresques petits hameaux villageois sérères. L'île de Fathala et sa forêt à la végétation dense est celle qui accueille le plus grand nombre d'animaux dont le très rare singe colobe baï qui n'est habituellement présent que dans des forêts pluviales beaucoup plus méridionales.

- Enfin la partie continentale de la réserve faite de savanes boisées ou arbustives et de forêts claires veinées de bolongs et bordées de palétuviers.


Cormorans, pélicans, aigrettes ! Toute la famille est en vacances au bord de bosquets de palétuviers (photo C. Montaillié)

Cette région humide du Sénégal a été classée Ramsar en 1984. Le traité Ramsar est une convention signée par 150 pays pour protéger les zones humides de la planète. Les îlots de mangrove, les bolongs bordés de palétuviers et les vasières servent de refuge à des espèces rares et en voie de disparition. Les reptiles y sont nombreux. Crocodiles, serpents, varans, caméléons ou tortues évoluent chacun dans leur environnement et plusieurs amphibiens enrichissent encore la faune du parc.

Les poissons qui trouvent dans le delta un lieu de reproduction exceptionnel comptent 114 espèces. Près de 10% de la pêche artisanale du Sénégal est d'ailleurs prélevée dans le Sine-Saloum qui est épargné par les énormes usines à pêche européennes et japonaises sévissant au large du pays. Les juvéniles de plus de 40 espèces de poissons exploitées intensivement sur les côtes sénégalaises viennent se nourrir dans le delta et 44 espèces s'y reproduisent. Ces poissons alimentent d'ailleurs les chasses de différents dauphins.
Le rôle socio-économique du delta du Sine-Saloum est donc essentiel dans ce pays qui dépend très largement de la pêche artisanale tant pour ses revenus que pour son apport en protéines. Les mangroves et les vasières qui y sont associées jouent également un rôle important pour la fixation des côtes et l'approvisionnement des populations en multiples produits naturels de base (bois, huîtres, coquillages). Près de 200 000 habitants habitent dans le parc ou dans sa périphérie immédiate et dépendent en grande partie de la pêche et des activités touristiques engendrées par le parc (écotourisme, chasse ou pêche sportive).

Le delta du Sine-Saloum se distingue en outre par la présence d'espèces remarquables telles que le lamantin, le dauphin de rivière, le très menacé singe colobe baï à l'extrême de son aire de répartition (environ 600 colobes baï luttent pour leur survie dans le parc). Au total, 34 espèces de mammifères évoluent dans le parc dont le phacochère, le guib harnarché, le céphalophe de Grimm, le cob des roseaux, le guib d'eau (sitatunga), la hyène, le chacal, la loutre à joues blanches, la civette, la mangouste ou les singes pata et vervet.

Quant à la flore, qui compte 188 espèces végétales, elle est majoritairement composée d'une déclinaison de mangroves selon une succession végétale de la mer vers la terre composée de palétuviers rouges, de palétuviers blancs, d'étendues de sesuvium et de paspalum, de conocarpus et de palétuviers laguncularia.

  Voir aussi la page sur les serpents du Sénégal (le delta du Saloum en accueille de nombreuses espèces)

Quelques photos des animaux que l'on croise dans le parc du delta du Saloum


La tortue caouanne

La tortue luth

La tortue verte

Le python sebae

Le varan
     

Le caméléon

Le crocodile

Lamantin

Le pata

Colobe bai
     

Guib harnarché

Céphalophe de Grimm

Cob des roseaux

Guib d'eau (sitatunga)

Le phacochère
     

La hyène tachetée

Le chacal

Loutre à joues blanches

La mangouste

La civette
         

Plus de 200 espèces d'oiseaux totalisant plus de 120 000 individus sont recensés annuellement dans le parc du delta du Saloum. Parmi ces oiseaux nicheurs ou hivernant évoluent de très nombreux limicoles, ardéidés et laridés (dont la sterne royale qui trouve ici une de ses plus grandes colonies sur la planète).

Au grè des saisons et des écosystèmes du parc, on peut apercevoir l'aigle ravisseur, la buse unibande, le gymnogène d'Afrique, le busard pâle, le busard cendré, le colombar à front nu, le colombar waalia, le martin-pêcheur strié, l'irrisor noir, le drongo brillant, le cratérope brun, le pic ponctué, le martin-pêcheur à poitrine bleue, l'ibis sacré, le héron goliath, gravelot à front blanc, gravelot à collier interrompu, le pluvier grand-gravelot, le pluvier petit-gravelot, le bécasseau cocorli, la barge à queue noire, la barge rousse, le chevalier stagnatile, le chevalier aboyeur, l'onoré à huppe blanche, le touraco gris, le grand indicateur, l'astrild queue-de-vinaigre, le souimanga brun, l'érémomèle à croupion jaune, le busard des sauterelles, le circaète brun, le circaète de Beaudouin, le circaète Jean-le-Blanc, le palmiste africain, le guêpier écarlate, le guêpier nain, le guêpier d'Europe, le guêpier de Perse, le guêpier d'Orient, le rollier à ventre bleu, le pririt à collier, le choucador pourpre, le touraco vert, la grive grisâtre, le tchitrec d'Afrique, le gobemouche Drongo, la corvinelle à bec jaune, le bagadais casqué, le corbeau pie, la fauvette à tête noire, le cratérope brun, huîtrier pie, le pluvier argenté, le courlis corlieu, le bécasseau minute, le goéland railleur, la sterne Caspienne, la sterne royale, lmouette à tête grise, le flamant nain, l'aigrette dimorphe, le pélican, le youyou ou le calao d'Abyssinie.

  Voir la page de J.J. Guitard pour lire ses observations ornithologiques dans le parc

Quelques photos d'oiseaux que l'on trouve dans le parc


Ibis sacré

Le corbeau pie

Bécasseau minute

Circaète Jean-le-Blanc

Circaète brun
     

Goéland railleur

Sterne royale

Avocette élégante

La barge à queue noire

La sterne caspienne
     

Mouette à tête grise

Le busard pâle

Pélicans (gris et blancs)

Calao

Youyou
         

Parmi les hébergements que nous vous conseillons pour visiter le parc :


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