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Nafissatou Niang DIALLO

Voir aussi la liste des écrivains sénégalais dans la page littérature

Nafissatou Niang Diallo est née en 1941 à Dakar. Elle a exercé les professions de sage-femme et de puéricultrice. Ayant perdu sa mère à l'âge d'un an et demi, c'est sa grand-mère paternelle, Mame, qui s'occupe d'elle pendant son enfance. Son père, Samba Assane, était agent voyer de la municipalité de Dakar. A 7 ans Nafissatou Diallo entre à l'école primaire du Champ de Courses, à 13 ans elle commence le collège moderne de Jeunes Filles de Dakar, à 16 ans elle s'inscrit au lycée Van Vollenhoven et à 18 à l'école des sages-femmes d'état. A 23 ans, elle quitte le Sénégal pour deux ans afin de poursuivre ses études à Toulouse. Elle épouse Mambaye Diallo en 1961. Mère de six enfants, elle travaille dans le domaine de la santé pendant douze ans, au service de la Sécurité Sociale. Nafissatou Diallo est décédée en 1982.

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& Le fort maudit : Coassement des crapauds, stridulation des cigales, ululement des chouettes, ricanement des hyènes, voix des djin, autant de maléfices qui, du fond de la brousse, montaient avec la nuit. Il faisait froid. Le vent geignait dans les branches. Le soleil, peu à peu, disparaissait à l'horizon. Le crépuscule avançait à pas lents, enveloppant progressivement le roc d'un grand manteau noir. Ils dormaient, nus, sales, déguenillés, entassés comme des moutons dans un enclos. Puant la misère, ils baignaient dans une odeur entêtante de pourriture; leur sommeil, une trêve éphémère qui, bientôt, prendrait fin avec le premier chant du coq. Thiane ne dormait pas. Pas encore. Assise au pied du grand baobab du Fort, les yeux grands ouverts dans l'obscurité, elle fixait le paysage tourmenté des roches brunes. Elle fixait les toits de chaume, la végétation presque inexistante dans un décor de fin du monde. Elle fixait l'horizon de ténèbres aussi impénétrable que les murs d'une prison.
& Awa la petite marchande : "-Awa, me disait ma mère : le muezzin a chanté. Prépare les paniers de poissons, nous allons à la plage des pêcheurs. Ma mère était marchande de poissons comme l'avaient été ma grand-mère et la mère de celle-ci. J'avais neuf ans. J'étais inscrite depuis deux ans à l'école communale des filles du quartier de Diokoul à Rufisque, petite ville du Sénégal, située à une trentaine de kilomètres de Dakar, la capitale."


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