L'Afrique est un continent où la plupart des
religions du monde cohabitent parfois bien,
parfois moins bien. Si l'Islam est la religion
dominante dans la partie Nord, ce sont les religions
chrétiennes et traditionnelles qui font le plus
d'adeptes au Sud d'une ligne partant du Cameroun
à l'Ouganda. Le Sénégal ne déroge pas à la règle.
Officiellement, il y a 88% de musulmans pour
12% de catholiques. On peut en fait affirmer
que les musulmans constituent plus de 90% de
la population mais qu'au moins 15% de la population
pratiquent une religion traditionnelle. C'est
particulièrement le cas dans les parties au
Sud du pays, de la Casamance
au Sénégal
oriental. En outre, une grosse partie du
pays sérère
(région de Thiès,
Fatick et
Kaolack)
est constituée de nombreux catholiques. A part
quelques agités intégristes et fanatiques, on
peut dire que l'entente entre les communautés
religieuses est très cordiale. Les mariages
inter-religieux sont nombreux. Quelques incidents
éclatent néanmoins sporadiquement, notamment
entre musulmans de confréries différentes. Soulignons
tout de même que les mourides sont particulièrement
agités. Ils n'ont d'ailleurs pas hésité
à saccager puis à brûler une mosquée il y a
peu de temps dans le quartier dakarois de Niari
Talli. Malgré tout, reconnaissons aux Sénégalais,
de quelque confession qu'ils soient, la palme
de la tolérance tant en Afrique que dans le
monde. Mieux vaut néanmoins éviter les discussions
autour de la religion... sous peine d'y passer
des heures dans un dialogue de sourds.
Photo en haut à droite : depuis le 11 septembre,
Mister Bin est devenu une star au pays. La plupart
des transports en commun arborent un autocollant
du terroriste survolé par un Concorde. Les autocollants
comme les T-shirt viennent du Pakistan et du
Nigeria, pays islamistes bien connus pour leur
tolérance... Amateurs de mauvais goût bonsoir.
No comment !
Fêtes
religieuses et traditionnelles au Sénégal
&
Le Troupeau des Songes, Le sacrifice du
fils et l'enfant prophète dans les traditions
des Peulhs de Souleymame Baldé et Diawne
Diamanka 
& Contes et
mythes wolofs, du tieddo au talibé de
Babacar Dieng. Les récits fabuleux recueillis
ici contiennent l'héritage du système de valeurs
des Tieddo, guerriers nobles et pillards, auquel
s'est adjointe la religion musulmane aux principes
humanistes. 
& L'islam
au Sénégal, demain les mollahs ? de Moriba
Magassouba. État actuel de la question
musulmane au Sénégal, l'activisme islamique, évolution
de la société civile musulmane. Indices ou signes
de l'expansion : une république islamique est-elle
concevable au Sénégal ? 
& Dakar et
les ordres soufis. processus socioculturels et
développement au Sénégal de Adriana Piga

& Radicalisme
islamique au sud du Sahara de R. Otayek.
Au sud du Sahara, le réveil de l'islam voit
l'émergence d'intellectuels radicaux qui entreprennent
d'instruire le procès de l'Occident. Sont restitués
ici quelques itinéraires de cet islam politique
: des foyers de formation des élites musulmanes
(Arabie Saoudite, Libye) à l'étude de situations
contrastées (Nigeria, Sénégal). 
& Le temps
des marabouts : Itinéraires et stratégies islamiques
en Afrique Occidentale française 1880-1960
de Jean-Louis Triaud et David Robinson.
o
LES MUSULMANS

Photo : les jours de fête musulmans (tabaski,
korité, etc...) les
mosquées sont trop petites et les fidèles
prient à l'extérieur
Comprendre la religion au Sénégal,
c'est avant tout comprendre comment fonctionnent
les différentes confréries maraboutiques du pays.
Une confrérie, au sens sénégalais du terme, est
un ensemble de croyants se réclamant d'un guide
spirituel commun, le marabout. Unique au monde,
cette organisation de la religion musulmane au
Sénégal attirent les foudres des plus orthodoxes
qui y voient de la pure idolâtrie envers ces marabouts
richissimes qui n'hésitent pas à s'octroyer des
pouvoirs quasiment divins. En outre, de nombreux
Musulmans orthodoxes (souvent parmi les Peulhs
ou les Toucouleurs) pour qui la représentation
graphique de prophètes ou de guides religieux
est sacrilège ont du mal à comprendre ces murs
sénégalais couverts de peintures, d'autocollants
et de photos de marabouts divers. Des marabouts
Layènes qui font reculer la mer, aux marabouts
mourides qui marchent sur l'eau, voici une brève
présentation des confréries maraboutiques au Sénégal.
Voir
des centaines de photos de mosquées au
Sénégal
Voir
la carte IRD au format PDF sur les hauts-lieux
de l'islam au Sénégal
o
Les Mourides
Cette
confrérie comporte moins de membres que les Tidjanes
ou les Orthodoxes mais étant la plus bruyante
et la plus vociférante, on la voit partout. L'importance
commerciale des baol-baol, commerçants mourides
illettrés, investissant en masse dans le secteur
informel et émigrant dans le monde entier grâce
à l'argent des marabouts, finissent de faire connaître
cette dérivation de l'islam à l'observateur étranger.
Le fondateur, Mamadou Bamba, est né à Mbacké-Baol
en 1853. Il fut un adepte d'abord d'un Musulman
orthodoxe, puis d'un Tidjane avant de créer lui-même
sa petite confrérie en 1895. Dès 1884, il avait
réussi à regrouper autour de lui un nombre grandissant
d'adeptes. L'augmentation rapide de ceux-ci suscita
les soupçons des autorités coloniales qui craignirent
que le marabout ne fût tenté de recourir au Jihad
à l'instar d'El-Hadj Omar. Ces soupçons se trouvèrent
d'autant plus justifiés que des éléments appartenant
aux familles royales déchues avaient rejoint le
camp de M. Bamba. C'est pourquoi celui-ci fut
arrêté et déporté au Gabon de 1895 à 1902, puis
en Mauritanie de 1903 à 1907, puis placé en résidence
surveillée d'abord au village de Thièene dans
le Djiolof de 1907 à 1912, puis à Diourbel jusqu'à
sa mort. Mais le mouridisme se développa de façon
exponentielle plus particulièrement dans les provinces
du Cayor et du Baol, aujourd'hui régions à cheval
des provinces de Kaolack, Djourbel, Thiès et Fatick.
Un très bon site pour en savoir plus sur cette
confrérie : 
Photo à droite : sur
de nombreuses enseignes de commerce, le cheikh
est dessiné par des artistes loacaux
o
Les Baye-Fall : qui sont ces troubadours
que vous voyez demander l'aumône partout dans
le pays ? Souvent habillés d'un grand boubou en
patchwork multicolore et affublés de grigris en
tous genres, ils se laissent pousser les cheveux
à la façon dreadlocks des rastafaris. Ce sont
avant tout des Mourides, disciples ou plutôt Talibans
(talibés) des marabouts mourides. Il se disent
descendant de Cheikh Ibra Fall, appelé aussi Lamp
Fall ou Baye Fall (Baye signifiant «père»)
qui lui-même était le compagnon du grand Cheikh
Amadou Bamba, le premier des Serigne Touba. C'est
à ce titre qu'ils ne font que rarement le jeûne
du Ramadan. Cheikh Amadou Bamba, pour remercier
son disciple, exempta Lamp Fall du jeûne pour
le récompenser de ses services. Ses descendants
de fait en sont exempts. Ils ont leur propre conception
de l'islam. Un islam plutôt libéral puisqu'il
n'est pas rare de les voir fumer la Yamba (le
chanvre indien sénégalais). Comme Cheikh Ibra
Fall, ils ne vivent que par et pour leur marabout
qui les loge et les nourrit. Tout le produit de
leur mendicité va d'ailleurs à ces marabouts.
En plus de cette tâche quotidienne, ils se rendent
chaque année dans les champs d'arachide des marabouts
et cultivent gratuitement durant toute la saison
des pluies. D'un naturel souriant et bon enfant,
ils sont malgré tout bornés et n'allez surtout
pas discuter religion avec eux sous peine d'en
avoir pour plusieurs heures de monologue montrant
la véracité de leur foi. Ils sont pour la plupart
issus d'une classe moyenne sénégalaise dont les
jeunes privés de travail voient dans cette dévotion
au marabout un moyen de donner un sens à leur
vie. Certains restent dans la capitale et principalement
sur l'avenue Pompidou très fréquentée des Européens.
Mais la plupart sillonne le pays à pieds recevant
la charité, le gîte et le couvert de la population.
Parfois vous verrez de véritables manifestations
composées d'un groupe d'une vingtaine (ou plus)
de Baye Fall chantant et jouant de diverses percussions.
Un
site intéressant sur les Baye Fall 
o
Touba : c'est la ville sainte des Mourides
où réside le chef de la confrérie, le Serigne
Touba (qui est un titre et non un nom). Sa mosquée
(photo à droite) est l'une des plus grandes
du continent. Cette cité, qui n'était qu'un village
il y a vingt ans, a connu depuis une explosion
démographique sans précédent au Sénégal. Ce serait,
d'après les Mourides, la deuxième ville du pays.
En fait, elle l'est si on compte les nombreux
pèlerins de passage pendant quelques jours. Mais
les véritables résidents sont très peu nombreux
compte tenu du prix du terrain et de la construction
qui est l'un des plus élevé du pays. Tous ces
résidants sont donc de riches propriétaires souvent
marabouts. Le rêve du Mouride étant de se faire
enterrer à Touba, on comprend que de nombreux
retraités dépensent leur retraite pour habiter
dans la cité où est enterré Cheikh Amadou Bamba.
La ville est moyennement propre et d'une monotonie
unique ! Les maisons individuelles modernes s'alignent
sans aucune originalité et on dirait une cité
surgit au beau milieu du Sahara. Les plantes et
arbres sont très rares. Lors des Magals commémorant
les différentes étapes de la vie de Cheikh Amadou
Bamba le nombre de pèlerins est époustouflant
à tel point qu'on a l'impression que le Sénégal
entier est à Touba.
o
Les Talibés (talibans) : Ce phénomène,
même s'il n'est pas l'apanage des Mourides, est
hélas très pratiqué par les petits marabouts de
cette confrérie. Le talibé est normalement un
simple élève d'une école coranique qui apprend
l'arabe et le coran auprès d'un instructeur. Aujourd'hui,
au Sénégal, il s'agit de milliers de gosses entre
trois et douze ans qui sont envoyés dans tout
le Sénégal pour mendier. Mal nourris, non soignés,
non habillés, c'est un véritable scandale dont
s'émeuvent tous les visiteurs du pays. Les maigres
recettes de ces enfants reviennent évidemment
au marabout sous peine d'être punis avec de bons
coups de baguette. Les parents qui confient leurs
enfants à ces marabouts vivent souvent eux-mêmes
dans le dénuement et pensent donner une chance
à leur enfant en lui apprenant le Coran. Le phénomène
des marabouts et par là des talibés engendre tous
les futurs criminels du Sénégal. Les trois-quarts
des apprentis dans les transports en commun et
des coxers qui sont des bandits notoires s'affichent
avec des médailles de Sérigne Touba. Soulignons
une fois de plus que les Sérignes Touba déconsidèrent
cette pratique honteuse et qu'il s'agit le plus
souvent des petits marabouts oeuvrant dans les
grandes villes (Tidjanes et Mourides principalement).
Voir
des dizaines de photos de représentation
du Cheikh Amadou Bamba sur le murs du pays
Voir
aussi la page au sujet de la mendicité au Sénégal
Un bon site résumant parfaitement la situation
catastrophique des talibés et l'origine maraboutique
du phénomène. 
& La
confrérie sénégalaise des Mourides de
Cheikh Tidjane
Sy 
& Les marabouts
de l'arachide : la Confrérie mouride et les paysans
du Sénégal de Jean Copans. Approche anthropologique
de la confrérie mouride qui remet en cause les
stéréotypes et les mythes des descriptions disponibles
depuis 50 ans.
o
Les Tidjanes
C'est
la deuxième confrérie dans le temps et la première
en nombre. Son premier propagateur au Sénégal
fut El-Hadj Omar Tall (1794-1864) qui s'y convertit
au cours de son pèlerinage à La Mecque en 1827
et se considéra comme le Khalife ou représentant
de son fondateur au Soudan occidental et œuvra
dès son retour à sa propagation avec fougue. Il
eut recours aux armes (1852-1864) pour établir
un Etat musulman tidjane et se heurta aux forces
traditionnelles et coloniales. Incapable de mobiliser
les Musulmans et de les amener à le doter d'une
force armée pouvant résister aux troupes françaises
et leurs alliés africains et s'étant impliqué
dans un conflit contre les musulmans du Macina
et leurs alliés, le conquérant tooroodo, en dépit
de son courage et sa détermination, périt sans
réaliser son entreprise en 1864.
Photos : à
droite la grande mosquée tidjane de Tivaouane,
ci-dessous à gauche Abdoulaye Niass
Des
marabouts enseignants qui surent privilégier la
voie pacifique tels que El-Hadj Malick Sy, El-Hadj
Abdoulaye Niasse, El-Hadj Abdoulaye Cissé, etc.
réussirent à propager le tidianisme dans le pays
aux XIXème et XXème siècles. La ville sainte du
tidjanisme est Tivaouane
mais Kaolack,
grâce au rayonnement du grand marabout Baye Niass,
est également un grand lieu de cette confrérie.
Son fils Abdoulaye décédé en mai 2001 a réussi
à donner une unité aux Niassènes trop souvent
éclipsés par les grandes gesticulations mourides.
Le Gamou constitue chaque année le grande
évènement des tidjanes de Tivaouane
avec des dizaines de milliers de pélerins
qui se rendent dans la ville à l'appel
de leur marabout.
Voir aussi l'article du bulletin 14 sur l'influence
de la confrérie Tidjane dans l'enseignement
Voir aussi l'article du bulletin 34 sur le
Gamou de Serigne Samba Fall à Kaolack
&
La Tijaniyya, une confrérie musulmane
à la conquête de l'Afrique de Jean-Louis
Triaud et David Robinson. Confrérie souvent controversée,
la Tijâniyya a été fondée en l'année 1195 de l'Hégire
(1781-1782 de notre ère), à la suite d'une vision
du Prophète, dans l'oasis algérienne d'Abû Samghun,
par le savant et mystique Ahmad al-Tijânî (1737
- 1815). Depuis cette date, la Tijâniyya s'est
imposée comme la grande confrérie africaine des
XIXème et XXème siècles. Au sud du Sahara, son
nom est associé au jihâd d'al-Hajj Umar al-Fûtî
(m. 1864). Pendant la période coloniale, c'est
la confrérie qui a connu, en Afrique de l'Ouest,
les plus grands développements. C'est aussi celle
qui suscite les passions les plus vives, de la
part de tendances soufies rivales ou de mouvements
anti-confrériques. 
& La Guerre
Sainte d'Al-Hajj Umar de David Robinson. Al-Hajj
Umar Tal, connu dans la littérature sous le nom
d'El Hadj Omar, est une des figures dominantes
de l'histoire ouest-africaine au XIXème siècle
o
Les Layènes
La quatrième confrérie fut créée par Libasse Thiaw
plus connu sous le surnom de Limamoulaye (1843-1909).
Pêcheur illettré, Libasse ne s'en lança pas moins
dans la prédication religieuse en 1884 en prétendant
réincarner sous la peau noire le Prophète Muhammad
mort à Médine en 632. C'est pourquoi ses partisans
le considèrent comme un prophète. Sa confrérie
se répandit dans la presqu'île du Cap-Vert notamment
parmi les Lébous,
de Kayar à
Rufisque.
Photo à droite : Mausolée
de Seydina Limamoulaye à Yoff
Baye Laye Amoul Mass ,Yallah ko djangueul ( Baye
Laye n'a pas d'égal, c'est Allah qui l'a dit !).
Les Layènes constituent la quatrième confrérie
musulmane après les Tidjanes, les Othodoxes et
les Mourides. Chaque année une grande manifestation
se déroule à Yoff,
ville sainte des Layènes où est enterré Baye Laye,
le marabout à l'origine de la confrérie. Ce tombeau
se trouve sur la plage de Yoff et de nombreuses
croyances en font un lieu magique. L'eau avant
la mort de Baye Laye recouvrait parait-il une
zone beaucoup plus importante de la plage. Le
tombeau du marabout aurait au fil des heures repoussé
la mer de 200 mètres. Les Layènes ont eux aussi
une conception particulière de l'islam. Les chants
des croyants sont gais et en langue lébou. De
nombreux rassemblements tout au long de l'année
vous permettront d'entendre ces chants où femmes
et hommes chantent en coeur en battant des mains.
Voici quelques éclaircissements
d'un lecteur layène qui a eu la gentillesse de
nous écrire. Merci à Libasse Ka. qui nous propose
les détails suivants :
«L'enseignement du fondateur de la confrérie
Seydina Limamou Laye (Libasse Thiaw) repose sur
le suivi scrupuleux de tous les préceptes de l¹Islam
et notamment les cinq piliers dont le Ramadan.
En plus il apporte des compléments à la pratique
quotidienne. Pour étayer mes propos, ces quelques
exemples suffiront :
1- Les ablutions : Seydina
Limamou Laye demande à ses disciples en lavant
leurs pieds de ne pas s¹arrêter à la cheville
comme tout le monde mais de continuer jusqu¹au
genou. Il recommande aussi de faire ses ablutions
avant toute prière reléguant au second plan le
« tîme «(*).
2- La prière : En plus
de la pratique quotidienne des cinq prières, le
Saint Maître recommande de chanter les louanges
de Dieu avant chaque prière pour qu'on puisse
se détacher de ce bas monde et communier avec
le Seigneur. Seydina Limamou Laye demande à tout
Layène de vivre avec le « Zikr « «(**)
car elle constitue la nourriture de l¹âme.
3- Le Ramadan : Le jeûne
en milieu layéne revêt un caractère particulier
vu l¹intensité dans laquelle il est vécu.
Le Ramadan constitue un moment de communion et
de recueillement. Durant cette période, les Layènes
célèbrent chaque soir la nuit du destin (qui n¹est
fêté que lors du 26ième jour par les autres musulmans)
dans une grande ferveur religieuse traduisant
une volonté de vivre pleinement les bienfaits
de ce mois béni.
Je vous recommanderais vivement de bien lire un
ouvrage du Professeur Assane Sylla intitulé Le
Mahdi ce qui vous permettra de mieux vous imprégner
de la doctrine layène qui mérite d¹être mieux
connu.
Libasse Ka.»
(*) tîme : faire ses ablutions de manière mimique.
(**) zikr : chants religieux ( en wolof ou en
arabe)
Voir
des dizaines de photos sur le mausolée
de Yoff et la confrérie layène
Un site internet très complet sur le confrérie
layène au Sénégal
Voir aussi l'article du bulletin 30 sur le
120ème anniversaire de l'Appel de Baye Laye
&
La confrérie layenne et les Lébous du
Sénégal de Claude Laborde.
o
La Quadiriyya
C'est la représentation la plus orthodoxe des
Musulmans au Sénégal. Loin de l'influence des
marabouts talibanisant les enfants du pays, c'est
également la plus tolérante. La branche animée
par la Zawia des Kounta exerça très tôt une influence
durable sur les familles religieuses de l'AOF.
La branche mauritanienne (le mouvement est né
au Maroc) dirigée par la famille du Cheikh Mohammed
Fadel a été à l'origine de l'implantation du mouvement
au Sénégal.
o
LES CATHOLIQUES
S'ils
sont très largement minoritaires, leur ferveur
est incontestable. La plupart des Diolas,
des Balantes, des Manjaks, des Mankagnes, des
Bassaris, des Tendas-Bediks, des Coniaguis, et
de nombreux Sérères et Baïnouks sont
catholiques. Certains le sont traditionnellement
depuis le début de la colonisation (Sérères),
d'autres ont été évangélisés au milieu du siècle
(Diolas), tandis que les Bassaris et les Bediks
viennent à peine de recevoir les premiers missionnaires.
Cette chronologie est d'ailleurs flagrante lorsqu'on
écoute les prénoms chrétiens des différentes ethnies.
Les prénoms sérères sont souvent démodés depuis
longtemps en Europe (comme ceux des Antilles)
: Rose, Rosalie, Justin, Bernardin, Saturnin,
Thérèse, Augustin, Yvette, Léopold, Honorin, Marcel,
Felicie, Firmin, Anatole, Aimé...... A l'inverse,
dans les ethnies plus récemment converties, les
prénoms sont ceux que l'on entend aujourd'hui
en France : Phillipe, Eric, Jean-Marc, Sébastien,
Nadège, Sophie..... Des manifestations spectaculaires
sont organisées par le clergé local et toute l'opération
marketing (T-shirt, télévision, casquette, radio
....) font de ces rassemblements des succès :
pèlerinage à Popenguine
(photo à gauche), Fête Nationale de la
Jeunesse, etc....
Après de très nombreuses années de dominance européenne
dans la hiérarchie religieuse sénégalaise, les
croyants sénégalais sont désormais présents à
tous les échelons jusqu'au plus haut : évêques,
archevêques (Théodore Sarr est archevêque de Dakar
depuis 2001) et un cardinal (sérères et diolas)
représentent le pays à Rome ! Les missionnaires
restent néanmoins européens (en bas à gauche
la mission de Kédougou).
A
l'inverse des Musulmans, il n'y a pas au Sénégal
de temples monumentaux. La cathédrale de Dakar
datant du début du siècle (construite par le fondateur
des orphelins apprentis d'Auteuil, Daniel Brottier)
est très sobre et finalement très peu africaine.
Différentes autres églises et chapelles ont été
construites sans pour autant en faire des chefs-d'œuvre
d'architecture (en haut à droite la cathédrale
de Saint-Louis du Sénégal). L'effort humain des
organisations catholiques donnent aux chrétiens
sénégalais une très bonne image qui n'est démentie
nulle part même pas dans les régions les plus
musulmanes du pays. (Caritas, Enda Tiers-Monde,
et les centaines de dispensaires qui soignent
sans distinction Chrétiens et Musulmans). Les
ministres catholiques du gouvernement de l'ancien
président Abdou Diouf (comme Robert Sagna à l'agriculture
ou Jacques Baudin à la justice) donnent en outre
une reconnaissance nationale aux Chrétiens du
pays. Le nouveau «président-talibé»
semble beaucoup moins tenir à cet équilibre
au sein de la nation.
Voir aussi
la page sur Popenguine
Voir aussi la page sur les
"coins du Sénégal"
Voir
des dizaines de photos d'églises du Sénégal
Voir la page spéciale sur le catholicisme
au Sénégal 
L'Abbaye de Keur Moussa connu pour ses chants
et ses produits du terroir.
Le site des joyeux pères piaristes espagnols d'Oussouye
qui avec leurs actions dans les domaines de la
formation et de l'éducation sont une bénédiction
pour le Kassa.
&
Le bienheureux Daniel Brottier
d'Alphonse Gilbert. Le père Daniel Brottier, béatifié
en 1984 par le pape Jean Paul II, est un héros
fabuleux de notre temps: missionnaire spiritain
au Sénégal, il se révèle un éducateur hors pair
; aumônier volontaire au front durant la guerre
de 1914, il brave le danger pour demeurer constamment
en première ligne avec ses soldats. Avec l'appui
de Clemenceau, il fonde l'Union Nationale des
Combattants. Au retour de la guerre, son prestige
suscite la générosité de milliers de Français
à travers tout le pays pour édifier à Dakar le
fameux Souvenir africain. 
& Église
locale et crise africaine : Le diocèse de
Dakar de Léon Diouf. Si cet ouvrage
traite d'abord de Dakar et de sa région, il y
a assez de similitudes entre pays d'Afrique noire
pour qu'une bonne part de ce qui se passe dans
un pays en matière de crise se retrouve, mutatis
mutandis, dans les autres pays. Le témoignage
recueilli à partir d'un seul pays peut servir
à ancrer la réflexion dans la réalité africaine
la plus profonde. 
o
L'ANIMISME
Que
dire de l'animisme si ce n'est que c'est la religion
officieuse de 75% des Sénégalais ! Certes seuls
quelques Casamançais, Bassaris, Coniaguis ou Tendas
sont ouvertement et uniquement fétichistes. Leurs
noms, leurs fêtes, leurs rites sont ancestraux
et rendent hommage aux esprits et aux ancêtres.
Les amulettes, masques, gri-gris et potions magiques
préparés par quelque sorcière ermite sont utilisés
quotidiennement par la famille. Mais à côté de
ces animistes «de souche» se trouvent
la majorité des Sénégalais certes catalogués comme
catholiques ou musulmans mais qui craignent ou
vénèrent les esprits autant voir plus que les
premiers ! Si rares sont les Sénégalais qui ne
portent pas de gri-gris préparés à l'écart par
un marabout. Le nombre d'amulettes ou d'ingrédients
magiques vendus au marché Tilène à Dakar montre
ce besoin de «paranormal».
Les guérisseurs font également
partie de cet univers très africain qui respecte
tant les pouvoirs réels ou supposés des forces
de la nature. Souvenons-nous (et que ceux qui
nous contrediront se cachent car les témoignages
et les articles de journaux sénégalais sont nombreux)
que pratiquement chaque année dans tout le pays
et même à l'Université de Dakar on lynche ou même
on tue des soit-disant «réducteurs de sexe»....
Photo à droite : fête traditionnelle diola
en Casamance.
&
Rituels divinatoires et thérapeutiques
chez les Manjaks de Guinée-Bissau et de Casamance
de Maria Teixeira. Dans le royaume de Babok en
Guinée-Bissau et dans les communautés originaires
de ce territoire, émigrées au Sénégal, les prises
en charge des infortunes personnelles et communautaires
sont faites de manière privilégiée par les femmes.
Par des rituels divinatoires et thérapeutiques
au cours desquels elles connaissent parfois des
états de conscience modifiée, elles réajustent
la société manjak à un environnement mouvant,
donnent une intelligibilité aux événements et
permettent à la communauté d'affronter les perturbations
du monde. 
& Médecine
traditionnelle, religions et divination chez les
Sérères Siné : la connaissance de la nuit
de S. Kalis 
& Les Bassari
du Sénégal : fils du caméléon de J. Girard

| Vos contributions et commentaires sur le
contenu de cette page |
|
bonjour moi je suis esquimau, donc pour moi vu du pole nord; les mourides les tijanes etc.. c la même chose.
c bien lé débats de spécialistes |
slt quand jai lus les commentaires ca ma fais mal car nous senegalais un pays tout monde admire que tout le monde immite ilya des gents qui sinsulte a cause du tariha mais vous ne savez pas serigne touba nee amadou bah et elhadji malick sont des cousins et pour tant il ya eu que de paix solidarite entre ces homme serigne touba, ekhadji malick,cheick oumar tall.mame limamou,boukounta,mame baye et beaucoup . mame Daback < tabelen holyi ,youn serigne bougnou deg ben talibe nagnou bolo ligueyeul yalla> car demain on recolte que ce quon a seme meme un serigne ny peut rien nous imigres au Etas Unis nous voulons un bon image de notre pays que la paix reigne dans le senegal et partout. |
vous avez commis une grave erreur sur les bay falls. Avant d'ècrire il faut etre sure de ce que vous ecrivez. Car si vous dites que les baye falls fument du chanvre indien"yamba" c'est archifaux. Le baye fall,je dis bien baye fall ne fait autre que suivre le chemin de mame cheikh ibrahima fall qui etait de travailler et suivre les instructions de son marabout. Toute personne qui se nomme ainsi et fume,bois de l'alcol et ne suit pas le "ndigueul" criez haut et fort qu'il n'est pas un baye fall mais plustot un vagabon,un voyou.
Et puis les mourides ne sont pas des illettrès.
De grace veillez sur vos ecrits ,prenez le temps de contacter des personnes qui connaissent rèellement les religions. |
salue je pense que vous ne connaissez pas ce que voutes sur le mouridisme ou bien vous êtes un mécontant. S'il s'agit de donner des informations il faut bien se renseigner avant de publier quoi que se soit.Si Vous dites que les Mourides sont des illetres alors que le Sénégal a un président Mouride. nous avons les Etudiants Mourides de L'université ,le premier aficain à pouvoir fournir de noms de domaines dans l'Internet est Mouride, Cheikh Anta Diop fut Mouride, tu as le pdt du Sénat Mouride; Vous jouez avec le mot illetré dont vous ignorez le sens :illetré par rapport à la langue occidentale mais quequ'un qui a les aptitudes d'écrire le Livre du Saint Coran sans le regarder que vous appelez illettré; Ce que vous taxez aux Bayes fall de fumeur de chanvre indien est archi faux. Vous dites que les Mourides disent que Touba est la deuxiéme ville du Sénégal mais rappelez du sommet de iSTAMBOUL. vraiement il fallait organiser une conférance te inviter les Mourides que tu taxes faible représentation |
je suis evangélique ,je voudrais conhecer le nom du pasteur de l`assemblée de dieu á dakar.e son e-mail |
je vous remercie d avoir mis les religions mais il reste les protestants |
Franchement, les mourides aiment la bataille des chiffres. Ils savent très bien qu'avec la répartition sociologique du Sénégal, ils sont très minoritaires par rapport aux tidianes. En effet, sur les 11 régions du Sénégal, ils ne sont majoritaires que dans la région de Diourbel.
Il y'a même des régions où leur présence est nulle. Par rapport aux tidianes, ceux ci préfèrent la qualité des hommes et femmes faisant parti de leur confrérie que les marabouts mourides qui sont condtamment à la recherche de mains d'oeuvre serviles quelque soit leurs natures. Ce n'est pas leurs soucis de pariciper à l'éducation religieuse de leurs soi disants talibés qui ne sont en fait que des brebis égarées et conduites par des bergers aveugles. Voilà, en fait la véritable nature du mouridisme. |
voilà, je voudrais faire un tit coucou aux missionnaires évangéliques, qui sont présents au Sénégal et qui font un grand travail là-bas, je pense à Rodney, à Ted, Jenaba, josé et tous les autres dont j'ai oublié le nom. |
bismillaahi rahmaani rahiimi;wa sallallaahou alaa nabiyil kariimi seyyidinaa mohammad sallallaahou aleihi wa sallam.c,est pour dire que les intelectuelles et citoyens m,ettonnent quand ils ne se posent meme pas la quetion de savoir le nom de famille de serigne touba;chaque senegalais a un nonm de famille et ce qui est tout a fait normale ,parce que faisant partie de notre culture;vous croyer que serigne touba avec le respect que je le doit et paix a son ame fait exception a cette regle?nom?son nom de famille n;est pas m,bake et dite vous bien que s,il etais vivant il s,y opposerait cmme le non de jesus donne par les catholique or quil na jamais entendu ce nom dans sa vie.comme celui de pierre aussi qui s;appeler simon.le nom de serigne touba est bah;c,etait un poullo.il serait grand temt de retablir la verite historique.kou am ndeye wara tiitoro bayam:yalla na yalla djeugueul amadou qoumar anta salli bah;aamiin; |
notre erreur en est k au lier de parler sur les tariha travaillons pour ntre devellopment envers dieu et apprendre le coran + k ns a laisser ces hommes de dieu ca vs comprendrez et vs srez compte k dieu seul pourra ns aider dmain et pas dautres |
Tout a fait d'accord avec Mor Fall.
Je trouve que les 3 religions dites monothéiste représente un danger pour nous.
Les arabes ont pratiqués l'esclavage comme les européens et on perd notre capacité de réaction face a la violence en pratiquant la même religion qu'eux.
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Il ya les Chrétiens Evangéliques aussi au Sénégal |
Vous faites l'apologie des religions etrangères dont la pratique n'a rien à voir avec nous.arrêtons d'idéaliser ces machins venus du desert transmis par de bedoins à dos de chameau ces truc catholiques, chetien, musulman, mouride, tidjane etc..... c'est pas pour nous les nègres. retournons aux pratiques de nos ailleux ce sera mieux pour nous |
je pense le monsieur ( ou la dame) qui a rédigé l'article a une connaissance superficielle de l'Islam du Sénégal. J suis Tidiane, il est vrai que les tidianes sont plus importants en nombre que les autres et que ce rang ne tient pas compte des xadres et des laayens qui n'ont rien n'a voir avec les tidianes; autre chose les Tidianes ne cherchent pas à être majoritaires ici mais plutôt dans les instances de sainteté.
Ceci étant, le journaliste en question doit revoir l'histoire de Cheikhou Oumar et s'approcher de Mr Samba Dieng de L'ucad qui est un des spécialistes de l'homme. je ne peux pas développer ici toutes les erreurs commises sur la tidjaniyya. pour les commentaire farfelus "plus riche, plus intello etc.." je pense que ces gens ne savent pas défendre leur voie sinon ils auraient d'autres arguments plus soutenus |
je ne suis pas sénégalais de naissance et je ne défend aucune des confréries pour moi elles sont toutes complétaires et s'est ça qui fait la beauté de ce pays, cependant je trouve votre article un peu réducteur de l'approche qu'ont les africains de la religion et beaucoup de chose de ce que vous voulez montrer n'est pas représentatif. |
Bjr
Je veux bien croiretout ce que vous dites, mais je ne suis d’accord avec la photo de Bin Ladens comme élément de représentation de la religion au Sénégal. Que faites vous de toutes les figures religieuses du Pays
Serigne Touba; El H Malick Sy; Baye Niass; Limamou laye… ET meme le cardinal Yacinte Thiandoume
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Mr seydina je me permet de repondre a votre message de colére. vous dites que les mourides sont les plus inteligent, et que vous çetes tolerant. mias ça ne va pas de paire avec ce que vous dites. c'est vous qui parlez comme si vous enviez quelque chose et puis ce n'est pas trés inteligent d'insulté la personne qui a pris le temps d'ecrire cet article. et puis j'ai juste une chose à rajouté si vous aimez tellement et admiré tellement les mourides vous n'avez qu'a faire un site pour faire leur eloges |
Vous avez donne de bonnes informations sur les religions du Senegal. Mais parmi les chretiens vous avez omis les protestants evangeliques. L'une de leur eglise se trouve pourtant dans le boulevard General De Gaulle, non loin de la place de l'Obelisque. Il s'agit du Temple Evangelique. Si vous etes interesses, je serai disponible a vous envoyer des informations et meme des photos.
Merci
Pasteur Nico |
monsieur vous etes un putain de connard. vu votre discours je peux vous dire de quelle ethnie vous appartenez. vous ets poular et tidiane en plus .certains de vous sont comme ca vous detestez les wolofs et les mourides.mais comme je vous l ai dit labas on peut pas nier l evidence.nous sommes les plus riches les plus intellos......tu n es qu un marginal.un jaloux. tu sais la chance du senegal c est que dieu nous aime.et c est parce qu il nous aime qu il nous a donne une ethnie aussi tolerante que les wolofs pour etre plus representative.les mourides sont le moteur de l economie senegalaise.dieureudieuf serigne touba |
ce monsieur la il raconte que des bobar sur le mouridisme il si conaisse rien impeu de respect sur le bay fall |
salut ractac
je suis pas totalement d accord avec vous sans doute pour ce professeur pris part avec chacune des confreries les mourides sont sans doute plus nombreuses mais ils faut pas oblier que layennes et khadres sont constitu aussie des tidjanes car ils sont plus proches des tidjanes.et la plus part des grands marabout tidjanes ont le werd layenne ou khadre c est sous cette aspect que l on dit ques les tidjane sont plus nombreux que les mourides par tidjane ou inclue layenne et khadre |
apres lecture de la page sur les religions au senegal,il me vient un constat sur la confrerie mouride que vous decrivez comme etant moins representative que celle tidiane.
au vue de ce vous avez ecrit il est claire qu`il y a une impartialite patente et une meconnaissance relle de cette communaute et de son fondateur.
Pour rappel les estimations d`un professeur d`universite avaient montre que cette communaute ete de 20 000 en 1900 et qu`elle depasserait ttes les autres au debut du 21e siecle.
Si vous voulez des explications plus precises sur cela je reste a votre disposition pour m`entretenir avec vous en toute objectivite |
C'est un peu bizarre que vous avez oublié le protestantisme qui a une histoire au Sénégal et qui est toujours et très bien présent! |
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