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Théâtre Daniel Sorano
politique de marketing et nouvelle programmation

© Corinne Deriot, septembre 2000

Le théâtre national Daniel Sorano (TNDS) est une institution à Dakar. Inauguré le 17 juillet 1965 par Léopold Sédar Senghor, président de la république du Sénégal à l'époque, il propose, en ouverture de la saison théâtrale "Lat Dior ou le chemin de l'honneur" de Thierno Bâ, mis en scène par Alioune Oumy Diop, avec une originalité de poids puisqu'il s'agit de la première tragédie en wolof, langue nationale1.
Il a depuis peu à sa tête un nouveau directeur en la personne de Ousmane Diakhaté qui, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le lundi 19 octobre 1998, a exposé la situation actuelle du théâtre et les moyens de remédier aux difficultés.
Voici quelques extraits de son discours : L'état des finances n'est pas encourageant. Nous avons des dizaines de millions de dettes et le matériel scénique, la machinerie et les dépendances sont dans un état défectueux. Remonter la pente, c'est un défi national. Le redressement de Sorano concerne tout le monde. Il nous faut travailler dans la transparence. Il n'y a qu'une seule voie : travailler dans le sérieux. Le comportement du spectateur d'aujourd'hui n'est pas le même que celui d'il y a vingt ans.

Il nous faut faire des spectacles de qualité à moindre coût. Nous avons créé récemment un service de marketing, de relations publiques et de sponsoring. Par ailleurs, il nous faut une programmation. Nous avons fait une programmation trimestrielle car une programmation annuelle n'aurait pu être respectée. Il faudrait pouvoir accueillir des troupes étrangères. Il faut que Sorano soit un centre culturel. La scène de Sorano est un théâtre à l'italienne de type classique avec une machinerie compliquée. Il faut compter 400 millions de francs2 pour la réfection de la machinerie. Tout le matériel scénique doit être changé. C'est une entreprise française qui est titulaire du marché. Les fonds doivent être débloqués par l'Etat. L'une des choses primordiales est de changer les fauteuils. Les représentants d'une usine française spécialisée dans ce domaine sont venus à Dakar et doivent adresser un devis sous peu. Il n'est pas question de réfectionner des fauteuils vieux de trente ans comme le proposent des entreprises locales. Il s'agit de les changer purement et simplement. Les propositions locales ne sont pas satisfaisantes. Il est nécessaire d'avoir à faire à des professionnels

et non à des artisans. Un autre aspect de la modernisation du théâtre est la climatisation. Pendant l'hivernage, la salle est un four. Personne ne peut y rester deux heures de temps. Cela ne sert à rien de remplacer les fauteuils s'il n'y a pas de climatisation. L'Etat doit allouer, pour le budget 1999, une somme de 500 millions de francs3 pour les fauteuils et la climatisation.
Le directeur a conclu ainsi son discours : "Le redressement de Sorano est de l'intérêt général. Quel que soit la bonne volonté des Soraniens, si le public ne nous appuie pas et si l'Etat se croise les bras, nous n'irons pas loin."
Cette intervention s'est tenue après que le directeur du théâtre ait - en compagnie du directeur de cabinet du ministre de la Culture - fait le tour d'une exposition intitulée "Les temps forts du théâtre Sorano". L'exposition comprend une dizaine de panneaux sur lesquels ont été accrochés des photos de différents spectacles, des maquettes de décors et de costumes et cinq ou six costumes de scène.
Le quotidien Le Soleil avait annoncé un "vernissage", mais nous n'avons pas vu le moindre petit four, ni la moindre collation ; le théâtre est vraiment pauvre !

1 prix de l'entrée : 1.500 F. C.F.A., soit  2.25€
2 soit 600.000€
3 soit 750.00€
Dakar, novembre 1998


Vos contributions et commentaires sur le contenu de cette page
  • Message déposé le 02/10/2012 - 12:10 par Emmanuelle Vidal Simoës de Fonseca  1 votes   
    La fille de Douta SECK, la Ctss Emmanuelle Vidal Simoës de Fonseca, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres de France, organise un Hommage International à DOUTA SECK, le grand Comédien Dramaturge de cinéma et théâtre, le 26 octobre 2012, à l'UNESCO de Paris! Suivez ce grand évènement, avec les témoignages de ceux qui ont côtoyé et collabore avec le "ROI CHRISTOPHE" d’Aimé CESAIRE. Veuillez la contacter, à Paris, pour toute information. www.myspace.com/doutasecksiteofficiel www.myspace.com/manowvidaldefonseca