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C'est la mode ! Des myriades d'étudiants
et d'étudiantes, d'adolescents qui viennent
de voir pousser leur premier poil au cul veulent
faire des études de "tourisme durable,
équitable, responsable, etc."...
Si l'intention est louable, il convient d'analyser
la situation actuelle de ce secteur, son impact
réel et ses perspectives. Qui n'a jamais vu sur les marchés
bobo des grandes villes d'Europe la prolifération
des stands se réclamant du "commerce
équitable" ? Le commerce équitable
sur nos marchés européens ce sont
généralement quelques gentils voyageurs
qui se disent dans un éclat d'ingéniosité
: "tiens, je vais faire du commerce équitable".
Alors ça part d'une bonne intention et
ça commence souvent par la création
d'une association, d'un voyage et d'un semblant
d'organisation. Ca se finit sur les marchés
de commerce équitable qui fleurissent sur
les places publiques de France et du reste de
l'Europe... Sans aucun contrôle évidemment
sur la réelle "équitabilité"
de ce business. Car le plus souvent, il n'est
pas déclaré en France, mais il n'est
pas déclaré non plus dans les pays
de production. Bref, c'est du black, du début
jusqu'à la fin de la chaîne avec
toute la précarité et l'illégalité
qui en découlent... La question à se poser
est donc la suivante : Qu'est-ce qui est le
plus équitable ? Le petit thaïlandais
de 15 ans qui bosse dans une usine Nike de Chang
Maï pour fabriquer des baskets vendues dans
un magasin Eram de Marseille ou Mamadou qui fait
fabriquer des colliers afro par des apprentis
non payés sur commande d'une donneuses
de leçon altermondialiste qui fait son
business sur les marchés de France ? La réponse, généralement,
on la trouve en demandant au Thaïlandais
de 15 ans qui bosse dans l'usine Nike de Chang
Maï s'il voudrait échanger sa situation
avec les travailleurs du "commerce équitable"
sauce gonzesse altermondialiste qui se rase pas
sous les bras (bon, on caricature on sait, mais
à peine et ça fait du bien...). Hé bien, le tourisme "équitable
ou durable" au Sénégal, fonctionne
de la même manière que ces commerces
équitables. Et ceux qui se pointent dans
le campement rastafaraï du coin en se disant
que ce sera plus profitable à la population
locale que refiler son fric à un grand
hôtel se trompent très clairement
: ce ne sera profitable qu'au gérant et
à sa famille. Aucunement aux employés
qui rêveraient de travailler au Club Med... 
Le Sénégal a un
système de protection sociale complet et
performant. Même si les prestations n'atteignent
pas des sommets, un salarié sénégalais
déclaré cotise pour sa retraite,
pour sa sécurité sociale et celle
de sa famille ainsi que pour diverses prestations
telles que les allocations familiales. De plus,
le code du travail règlemente strictement
les licenciements abusifs et un Conseil des Prud'hommes
existe au Sénégal. Ainsi, la première question
que devraient se poser des personnes honnêtes
et intelligentes s'investissant dans la durabilité
et l'équitabilité du tourisme est
: "Suis-je en règle avec les lois
garantissant des droits sociaux aux travailleurs
?". Or non ! Justement pas ! 99%
des commerces avec le Sénégal dits
"équitables" et la même
proportion de structures touristiques dites "durables"
ne déclarent pas leur personnel, leurs
ouvriers et ne contrôlent pas la chaîne
de production pour voir si tous les maillons légaux
sont solides ! Pourquoi s'emmerder avec des formalités
n'est-ce pas ? On est entre nous ! Le Sénégal,
c'est si pratique : on peut tout faire "au(x)
black(s)"... Le résultat ce sont des
milliers de touristes qui en toutes bonne foi
vont dans des campements ou des petits hôtels
en se disant que leur argent sera plus profitable
au pays alors que :
1 - le personnel n'est jamais payé correctement
2 - il n'est JAMAIS déclaré (ça
c'est une règle)
3 - ses conditions de travail sont souvent plus
déplorables que dans les grands hôtels
de la place On s'aperçoit donc qu'en
terme de "durabilité"
ou en terme "d'équitabilité",
l'hôtel Framissima et ses soirées
chansons à la con accueillant 15.000 retraités
lillois en maillot de bain et employant les mêmes
jardiniers depuis 15 ans n'a de leçon à
recevoir de personne car le personnel a une condition
enviable grâce à un contrat de travail
en bonne et due forme. Il convient ainsi, quand on a
la volonté de créer ce type de structure
ou d'y passer quelques jours de vacances, de vérifier
que tout le personnel est déclaré.
Lorsque la femme de chambre n'aura pas à
payer 500.000CFA pour faire hospitaliser son fils
à l'hôpital ou lorsque le réceptionniste
arrivé à 60 ans pourra percevoir
une petite retraite sans vivre aux crochets de
sa famille, ils s'apercevront tous deux de la
"durabilité et de l'équitalibilité"
du tourisme.... Il convient également
d'avoir un esprit critique acéré
sur ces nombreuses agences de voyages où
tour operateurs qui se réclament d'un tourisme
"durable" ou tout au moins "éthique".
Car eux aussi fourmillent sans contrôle
! Quand eux-mêmes déclarent (parfois)
leur personnel sénégalais sur place,
la situation de leurs sous-traitants est souvent
proche du sordide. En effet, il faut savoir que
la plus grosse partie du personnel sollicité
par un TO opérant au Sénégal
("équitable" ou non) n'est pas
directement employé par ce tour opérateur.
Tous les abus sont donc possibles. De bien grands mots donc que
"tourisme équitable" ou "tourisme
durable" alors que "respect du code
du travail", terme certes moins bobo
et moins poétique mais au combien plus
concrêt, suffirait à améliorer
la vie de bien des salariés du secteur
du tourisme. Et ce respect du cadre légal,
y compris sous le terme un peu fourre-tout de
tourisme responsable ou durable, est devenu une
nécessité. Cependant on peut noter certaines
initiatives organisées en dehors du cadre
légal du travail mais sans but lucratif.
Grâce à des associations ou à
des projets communautaires, plusieurs structures
d'accueil du type "tourisme intégré"
ont vu le jour dans quelques régions du
pays. Leur credo est de faire profiter au plus
grand nombre et le plus sainement possible des
recettes que le tourisme apporte au Sénégal.
La plus grosse partie des bénéfices
ainsi générés va à
la réalisation de dispensaires, d'écoles,
à l'achat de livres, à des campagnes
de vaccination, etc... Outre cet aspect positif,
ces structures offrent le plus souvent des prix
défiant toute concurrence pour des hébergements
sympathiques, sans prétention mais propres,
confortables et parfois au charme très
africain (Casamance, Siné-Saloum, etc...)
: c'est le modèle des campements
intégrés de Casamance. Excepté donc dans ces
structures de tourisme coopératives ou
intégrées qui n'ont pas de but lucratif,
dans le secteur largement bénéficiaire
du tourisme sénégalais, ne pas déclarer
son personnel c'est l'exploiter et hypothéquer
la santé de sa famille et tout espoir de
retraite. Si vous souhaitez faire du tourisme
responsable si ce n'est équitable, choisissez
donc en priorité les établissements
respectant scrupuleusement le code du travail
sénégalais. N'hésitez pas
à demander aux employés s'ils sont
déclarés (en langage plus clair
pour eux, ont-ils ou non un contrat). L'ECOTOURISME ET/OU
LE FONCTIONNEMENT ECOLOGIQUE Tout d'abord, il est bon de rappeler
ce qu'est censé être l'écotourisme
et notre propre définition : L'écotourisme
consiste en un tourisme écologique dont
l'objectif principal est de profiter de la nature,
des paysages ou d'espèces particulières
(ex. lions ou éléphants au Kenya,
observation de baleines), tout en respectant les
écosystèmes. L'activité doit
comporter une part d'éducation et d'interprétation,
et aider à faire prendre conscience de
la nécessité de préserver
le capital naturel et le capital culturel. L'écotourisme
doit avoir de faibles conséquences environnementales
et doit contribuer au bien-être des populations
locales. Si
on s'en tient à cette définition
officielle, de nombreuses structures sénégalaises
sont "écotouristiques". Ceci
dit, aller déranger les oiseaux du parc
du Djoudj en pirogue n'est pas forcément
très respectueux des écosystèmes
: toute insertion touristique au sein d'un milieu
sauvage n'est d'ailleurs jamais respectueuse de
la nature... Et si l'on s'obstine à appeler
cela de "l'écotourisme", comment
appeler dans ce cas là le type de tourisme
que le petit hôtel d'une grosse station
balnéaire sénégalaise pratiquera
en investissant dans les énergies renouvelables
et en respectant son environnement ? La définition
principale que NOUS donnerons à "écotourisme"
c'est donc la tendance des structures touristiques
et de leurs clients à adopter un mode de
fonctionnement respectueux de l'environnement.
Et là, tout devient clair, quantifiable
et non sujet à polémique ! Il suffit
de se poser la question suivante : "mon
activité a t'elle oui ou non un impact
grave sur l'environnement ?". Et là,
très clairement le grand hôtel de
Saly a un impact environnemental par touriste
résident plus important que le petit campement
rastafaraï de Kafountine...
Rejets des eaux usées
dans la mer, consommation d'énergie hallucinante
(climatisations, chauffage de l'eau, éclairages,
etc..), déchets, consommation d'eau insultante
(piscines, toilettes, sanitaires, arrosage des
pelouses, etc...), activités nuisibles
à la faune (jetski dans des zones protégées,
quad, etc...) : la liste est trop longue ! Quant
à l'impact visuel, parlons-en aussi : occupation
sans contrôle du littoral, contructions
bétonnées dans un pseudo-style local
qu'ils ont été chercher dans leur
imaginaire : on est très loin au Sénégal
des normes internationales du bon goût !!!
Il suffit de voir des établissements dit
"de standing" à Saly
pour prendre peur et se casser en courant. L'hôtel
Lamantin par exemple, décrit comme le joyau
de la station, a sans doute des normes de confort
prestigieuses mais l'architecte qui a commis ce
crime (y'a t'il eu un architecte d'ailleurs ?)
a dû gagner son diplôme à la
Lonase (loterie sénégalaise).
Cependant, dans ce concours de gâchis de
ressources et d'énergie, les petites structures
touristiques indépendantes ne sont souvent
pas plus respectueuses que les grosses ! Leur
impact peut même être parfois supérieur
! Un hôtel avec 10 chambres et une piscine
va ainsi manger plus d'eau par touriste qu'un
hôtel avec 50 chambres et la même
piscine ! Sans compter qu'une climatisation de
merde bon marché ou vieille comme la mort
va consommer deux fois plus de courant qu'une
clim récente (sans parler du bruit ....). Après ce triste constat,
il faut relativiser et ne pas non plus leur jeter
la pierre, Pierre. Ces structures hôtelières
et leur direction font partie d'une époque.
Faire comprendre à tous que cela doit changer
est cependant primordial ! Quand ils auront compris
que faire fonctionner leur établissement
écologiquement leur fera faire des économies
tout en améliorant pour pas cher leur image
de marque, alors ils fonceront tous dans cette
voie. Car les pistes pour tendre vers
un fonctionnement respectueux des ressources et
de la nature sont nombreuses. L'ensoleillement
que connait le Sénégal permet notamment
d'engager des économies d'énergie
très importantes sans que l'investissement
de départ ne dépasse celui d'un
équipement électrique. Les technologies
de chauffes-eau solaires par exemple sont aujourd'hui
très efficaces et particulièrement
adaptées aux structures touristiques. Sans
compter la durée de vie du matériel
(un chauffe-eau électrique au Sénégal
a une durée de vie très courte du
fait de la mauvaise qualité de l'eau qui
bousille rapidement les résistances). Le
fabricant de chauffes-eau ProSoleil
installé au Sénégal produit
ce type de matériels performants, économiques
et peu chers.
Voir
notre article sur l'énergie solaire au
Sénégal
Toujours au chapître des
économies d'électricité,
alors que l'Europe s'apprête à interdire
les lampes à incandescance pour ne vendre
que des ampoules économiques en énergie,
le Sénégal en est encore très
loin. Il faut savoir qu'une ampoule basse consommation
de 15W éclaire autant qu'une ampoule classique
(dite "à incandescance")
de 75W !!! C'est six fois moins de courant consommé
! Quand on voit le prix du courant au Sénégal
et surtout le déficit énergétique
que le pays connaît en raison de sa surconsommation
(délestages, etc...), est-ce un luxe que
de gagner de l'argent en consommant moins de courant
??? De même, de très
nombreux systèmes peu coûteux et
faciles à mettre en oeuvre permettent de
faire de grosses économies d'eau : doubles-boutons
pour la chasse d'eau (un bouton pour la grosse
com' et un bouton pour la petite), pommeaux de
douche brumisateurs qui en plus d'être plus
agréables pour la douche permettent une
consommation d'eau divisée par deux, etc..
sont de bons exemples. Ce type d'équipement
ne coûte rien et pour un hôtel est
rentabilisé en quelques mois (merde !!!).
Un produit comme celui ci (à
18.000 CFA, 27€) permet de passer de 20 litres
d'eau pour une douche de 4 minutes à 9
litres !!! Un système de chasse d'eau permettant
lui aussi de diviser par deux ou trois la consommation
d'eau ne coûte guère plus cher. Enfin,
il est bon de noter que la plupart des grandes
chaînes d'hôtels dans le monde ont
instauré le "changement de draps sur
demande" : les draps ne sont ainsi envoyés
en laverie que si le client de la chambre en fait
la demande. Et il est clair que la plupart d'entre
eux ne demanderont pas le changement plus d'une
ou deux fois par semaine (sauf en cas de tâches
brunes sur les draps, ce qui arrive parfois au
Sénégal en raison des amibiases). Ainsi, on voit très nettement
que sans rogner sur le confort, on peut facilement
s'engager dans des économies de ressources
et d'énergie sans pour autant retourner
au moyen-âge : NON, un hôtel
climatisé n'est pas une hérésie
écologique. Et NON, la piscine d'un
hôtel ne va pas vider les réserves
d'eau du Sénégal. C'est avec des
choix techniques invisibles du client que les
efforts payent le plus. Consommer 2 à 3
fois moins d'eau (chasses d'eau, douches, arrosage,
lavage hebdomadaire des draps) et 3 à 4
fois moins d'électricité (chauffes-eau
solaires, lampes basse consommation, etc...),
c'est simple et rapide à mettre en oeuvre.
Cela n'empêche évidemment pas de
sensibiliser le touriste avec par exemple une
note sur la table de chevet expliquant quelles
ont été les mesures mises en oeuvre
par l'hôtel pour contribuer à la
protection de l'environnement et de quelle manière
le client peut lui aussi y apporter sa contribution
(en appuyant sur le gros bouton de la chasse d'eau
seulement quand il va faire caca ou en pensant
à éteindre la climatisation en sortant
de sa chambre).
VOUS
ETES UN HOTEL OU UNE STRUCTURE TOURISTIQUE
QUI VOUS ETES ENGAGE DANS DES DEMARCHES
DE FONCTIONNEMENT ECOLOGIQUE ?
ECRIVEZ-NOUS
si vous souhaitez figurer dans cette page
ou avoir de la pub gratos sur Planete-Senegal.com!!!! |
Voir aussi le site du Projet Alizé qui grâce
aux énergies renouvelables (et notamment
l'éolienne) améliore la vie des populations
du Nord du Sénégal
Voici quelques références
d'auberges, de campements ou d'associations orientés
vers le tourisme "équitable"
ou l'écoutourisme : Agences de voyages
Kaicedrat
Voyage : Agence
de voyage au Sénégal, Kaicedrat
Voyage vous emmène sur les chemins d'un
Sénégal authentique, à la
rencontre des cultures traditionnelles d'Afrique
de l'Ouest. Respectueux de l'environnement, des
valeurs de partage et d'échange, leur volonté
est de proposer des voyages éthiques, en
accord avec les principes du tourisme durable.
Associations
Sénévolu
: L'association
"Sénévolu" a été créée en 2002 à Dakar,
sous l'impulsion de Monsieur Magueye Sy, ancien
collaborateur de SYTO (Student Youth and Travel
Organisation) Sénégal. Le but de l'association
et de promouvoir le tourisme solidaire au Sénégal,
de sorte que la frange la plus pauvre de la population
sait également profiter des bénéfices du tourisme
dans notre pays. Séjours en tourisme équitable
à Dakar et à travers divers projets.
L’Association
Chênes et Baobab : L'association
"Chênes et Baobabs" développe différentes
actions en faveur de la mise en oeuvre de projets
locaux et du développement des échanges culturels.
Grâce à la construction d'un centre
international d'accueil et de formation à
Nguekokh (près de Mbour), l'association
organise régulièrement des séjours
à thème et des séminaires.
L'hébergement se fait sur place et les
bénéfices des séjours (les
prix sont pourtant très bas) servent à
financer d'autres actions.
Hébergements 
La Palangrotte :  Une
initiative associative a permis à la Palangrotte
de voir le jour dans le Siné-Saloum. Le
mot d’ordre est «tourisme intégré et équitable».
Ainsi les bénéfices servent à financer des projet
de développement. Le campement est en tout cas
vraiment sympathique et les bungalows bien conçus.
Les chambres-bungalows sont seulement à 6500CFA
(10€) et la pension complète à 15900 (25€) . Cela
va satisfaire les moins fortunés autant que ceux
préférant un tourisme intégré. Détails
des actions entreprises sur le site de l'association.
(949-9321 - Contact de
l’association en France : 04-78-90-98-66
Campements villageois de Casamance
: La première expérience au monde
de tourisme équitable et intégré.
C'est encore aujourd'hui un modèle. De
tous les coins de la verte région forestière
du sud du Sénégal, des villages
ont construit leurs propres structures d'accueil
sur le modèle architectural local. Gérés
par eux-mêmes, les bénéfices
vont à 100% à des projets communautaires
dans les villages : écoles, dispensaires,
projets agricoles, etc.... Les prix sont communs
à tous les campements de la région
et c'est un plaisir de se retrouver dans ces logements
rudimentaires mais propres et si charmants.
Voir la page spéciale sur les campements
villageois de Casamance.
Le Gîte du Bandiala :
 C’est
l’hébergement le plus méridional du Siné-Saloum.
C’est aussi le seul de Missirah. Ca tombe bien
puisque l’établissement est l’un des meilleurs
pour découvrir la faune (ici pas de chasseurs
!) et principalement les oiseaux. Cette activité
de découverte du parc dans le respect de
la nature et au sein d'une structure modeste en
osmose avec son environnement, c'est l'écoutourisme
par excellence. Comptez 18500CFA (28€) en pension
complète. (948-7735
Mbakhana : A l'initiative
d'Anne-Sophie, une française qui s'était
prise de passion pour le village et qui hélas
nous a quitté, un ambitieux projet de réhabilitation
dans le cadre d'une activité de tourisme
villageois a été mis sur pieds.
Visites guidées des usines, du village
et des environs et programme hebdomadaire intitulé
"les Jeudis de Mbakhana" sont proposés
aux touristes. Une sortie désormais incontournable
pour ceux qui vont quelques jours à Saint-Louis
(transport en taxi négociable à
5000CFA-7,5€ aller-retour). Toute la population
est impliquées et grâce aux visites
de nombreux projets ont pu être réalisés.
Campement villageois de Palmarin
Séssène : Sur le modèle
des campements villageois casamançais,
le campement villageois de Palmarin
Séssène a été construit
il y a quelques années grâce notamment
au soutien de la coopération français.
Ici encore, les villageois sont seuls gestionnaires
et seuls bénéficiaires de l'activité
touristique générée. Le site,
à la fois à la porte du Siné-Saloum
et au bout de la Petite Côte est particulièrement
facile d'accès et les plages, désertes
et magnifiques, sont au bord de lagunes pleines
de pélicans. Voir un excellent article
sur le campement de Palmarin : 
Document
(au format PDF) sur un projet de tourisme équitable
à Yoff
Autres Sans oublier l'association Astou
qui permet à tous les visiteurs du Sénégal
de participer à des actions d'aide aux
populations sans débourser un centime :
le transport de l'aide entre l'Europe et l'Afrique
étant souvent le plus grand problème,
laissez une place dans votre valise au départ
pour acheminer une partie des matériels
nécéssaires à diverses actions.
 Etablissements
inscrits dans les catégories "écotourisme"
ou "éthique" :
>>>
ajoutez votre hôtel
 | Esperanto Lodge
(+221 339 94 22 23 Port : +221 776 35 02 80
    Esperanto Lodge, Passionnément Nature
LOCALITE : Kafountine |
| |
| TARIFS :
Chambre single à 15000CFA (22.87€)*, chambre double à 20000CFA (30.49€)*, demi-pension à 21000CFA (32.01€) par personne*, pension complète à 26000CFA (39.64€)* par personne*. * à partir de. | | |
L'adresse de charme de Kafountine ! Au coeur d'une brousse luxuriante, l'Esperanto Lodge vous invite à un séjour Nature & Découverte, sous le signe de l'écotourisme. Idéalement situé à 50 m de la plage dans une forêt de palmiers entourant un lac, véritable réserve naturelle ornithologique, paradis du birdwatching, ce lodge dispose de 8 chambres confortables (WC et douche) et décorées avec goût réparties dans 4 bungalows avec terrasses privatives, le tout dans un jardin tropical luxuriant de 2 ha. Eric Bedouet et toute sa sympathique équipe ont voulu que cet endroit exceptionnel et singulier par sa richesse naturelle soit aussi un lieu de rencontres et d'échanges, dans un esprit de connaissance mutuelle et d'ouverture. L'Esperanto Lodge se veut ainsi un endroit tranquille, convivial et décontracté où puissent se rencontrer toutes les personnes, tous les arts, toutes les cultures pour un enrichissement réciproque. Son équipe franco-senegalo-ivoiro-guinéenne vous invite dès lors à un voyage différent, à la découverte d'une région surprenante, la Casamance, au rythme d'un petit village de pêcheurs à la rencontre d'une population qui vous séduira par son accueil et sa gentillesse.
www.EsperantoLodge.com |
 | Centre Mampuya
Port : +221 776 37 77 33
 
LOCALITE : Toubab Dialaw |
| |
| TARIFS :
demi-pension à 15500CFA (23.63€) par personne*, pension complète à 19000CFA (28.97€)* par personne*. * à partir de. | | |
Le CENTRE MAMPUYA est un Centre sénégalo-suisse de compétences pour le développement durable, situé dans les collines de la côte sénégalaise.
Il a comme objectif, en collaboration avec les populations, la revitalisation écologique, l'échange culturel et le développement social et économique, pour créer la base d'un développement durable dans la zone |
 | Jantebi
(+221 339 49 98 62 Port : +221 775 04 87 99
  Environnement, culture et formation
LOCALITE : Ndangane |
| |
| TARIFS :
Chambre single à 6500CFA (9.91€)*, chambre double à 12100CFA (18.45€)*, demi-pension à 11000CFA (16.77€) par personne*, pension complète à 14500CFA (22.11€)* par personne*. * à partir de. | | |
Campement écotouristique axé sur 3 pôles : Environnement, Culture et Formation.
Nourriture du terroir et "bio" autant que possible (pas de produits congelés par ex.), prestations variées dont le but est la rencontre entre les cultures. Salle de capacité 150 places avec vidéo-projecteur et sono pro. pour spectacles, animations ...).
10% des recettes sont affectés à des micro-projets de développement local. |
>>>
ajoutez votre hôtel
 | Esperanto Lodge
(+221 339 94 22 23 Port : +221 776 35 02 80
    Esperanto Lodge, Passionnément Nature
LOCALITE : Kafountine |
| |
| TARIFS :
Chambre single à 15000CFA (22.87€)*, chambre double à 20000CFA (30.49€)*, demi-pension à 21000CFA (32.01€) par personne*, pension complète à 26000CFA (39.64€)* par personne*. * à partir de. | | |
L'adresse de charme de Kafountine ! Au coeur d'une brousse luxuriante, l'Esperanto Lodge vous invite à un séjour Nature & Découverte, sous le signe de l'écotourisme. Idéalement situé à 50 m de la plage dans une forêt de palmiers entourant un lac, véritable réserve naturelle ornithologique, paradis du birdwatching, ce lodge dispose de 8 chambres confortables (WC et douche) et décorées avec goût réparties dans 4 bungalows avec terrasses privatives, le tout dans un jardin tropical luxuriant de 2 ha. Eric Bedouet et toute sa sympathique équipe ont voulu que cet endroit exceptionnel et singulier par sa richesse naturelle soit aussi un lieu de rencontres et d'échanges, dans un esprit de connaissance mutuelle et d'ouverture. L'Esperanto Lodge se veut ainsi un endroit tranquille, convivial et décontracté où puissent se rencontrer toutes les personnes, tous les arts, toutes les cultures pour un enrichissement réciproque. Son équipe franco-senegalo-ivoiro-guinéenne vous invite dès lors à un voyage différent, à la découverte d'une région surprenante, la Casamance, au rythme d'un petit village de pêcheurs à la rencontre d'une population qui vous séduira par son accueil et sa gentillesse.
www.EsperantoLodge.com |
 | Centre Mampuya
Port : +221 776 37 77 33
 
LOCALITE : Toubab Dialaw |
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| TARIFS :
demi-pension à 15500CFA (23.63€) par personne*, pension complète à 19000CFA (28.97€)* par personne*. * à partir de. | | |
Le CENTRE MAMPUYA est un Centre sénégalo-suisse de compétences pour le développement durable, situé dans les collines de la côte sénégalaise.
Il a comme objectif, en collaboration avec les populations, la revitalisation écologique, l'échange culturel et le développement social et économique, pour créer la base d'un développement durable dans la zone |
 | Jantebi
(+221 339 49 98 62 Port : +221 775 04 87 99
  Environnement, culture et formation
LOCALITE : Ndangane |
| |
| TARIFS :
Chambre single à 6500CFA (9.91€)*, chambre double à 12100CFA (18.45€)*, demi-pension à 11000CFA (16.77€) par personne*, pension complète à 14500CFA (22.11€)* par personne*. * à partir de. | | |
Campement écotouristique axé sur 3 pôles : Environnement, Culture et Formation.
Nourriture du terroir et "bio" autant que possible (pas de produits congelés par ex.), prestations variées dont le but est la rencontre entre les cultures. Salle de capacité 150 places avec vidéo-projecteur et sono pro. pour spectacles, animations ...).
10% des recettes sont affectés à des micro-projets de développement local. |
| Vos contributions et commentaires sur le
contenu de cette page |
|
Je suis dans les Pro du tourisme au Sénégal et mes ambitions étaient grandes au départ.Du tourisme nous arrivons à l'Ecotourisme et puis
lnous voici arrivés au tourisme des enfant Sénégalai.Le Ministre du tourisme devrait regarderd'ou vient cette catastrophe(Une chance
balayée)par son directeur H.S.qui a négligé
le tourisme haut gamme proposé(replis sur soi) |
Bonjour, nous avons construit à Saly en 2003 que nous mettons en location. Jamais nous n'oserions dire respectueuse de l'environnement mais à notre mesure et avec nos moyens, nous avons tenté d'apporter notre pierre à l'édifice de la protection de la nature
- panneaux solaire pour l'eau chaude sanitaire
nous avons une production d'eau chaude sans aucun apport électrique excepté la pompe de circulation de 5w
- panneaux solaires pour chauffer la piscine -- uniquement la pompe de piscine donc aucun frais électrique en plus
- depuis le départ chasse d'eau gébérit ( gros et petit com... ) cad une réduction d'eau de 3 L chaque fois que l'on tire la chasse
- douche avec réducteur de pression car effectivement on peut réduire la quantité d'eau utilisée
- nous demandons à nos locataires d'utiliser les sacs que nous laissons pour faire les courses et de ne jamais utiliser les plastiques
- nous avons mis des arbres fruitiers et des plantes aromatiques dans le jardin pour sensibiliser nos locataires aux fruits de saison et aux épices
- prochaines étapes : confitures maison pour nos locataires et si possible panneaux photo voltaïque
merci de nous avoir lu |
Ah il est beau, le code du travail sénégalais... à 100 euros par mois (la moyenne nationale), combien croyez-vous que touchent les salariés déclarés pour leur retraite ? Combien de Sénégalais ont la chance d'avoir une protection sociale ? De pouvoir être soignés gratuitement, d'avoir les moyens de se défendre devant les prud'hommes, etc ? C'est un leurre ! Votre article est très juste sur sa partie écolo, mais attention aux abus de langage. A trop vouloir stigmatiser les "bobos", vous tressez des lauriers injustifiés au système sénégalais. Ou plutôt à l'absence de système ! Et puis arrêtez avec ce terme bobo, qui ne veut rien dire, à part servir de repoussoir pour qualifier une certaine frange parisienne de la gauche caviar qui, soit dit en passant, n'est pas plus responsable des maux de l'Afrique que la droite centriste lyonnaise ou les conservateurs catholiques de Bavière. Vous devez savoir que la pire gangrène de ce pays, le puits sans fond où s'évapore tout espoir de voir un vrai système de redistribution nationale et de protection des plus démunis, c'est la corruption. Ces masses de fric pantagruelliques qui transitent de mano a mano, sous la pression de petits fonctionnaires véreux protégés par leur hiérarchie, et ce à tous les niveaux. Comment déclarer ses employés quand le moindre conseiller rural ponctionne régulièrement son obole, ou quand le flicaillon du service d'hygiène réclame une dîme mirobolante sous les prétextes les plus fallacieux ? Comment espérer que les salaires de ce pays augmentent tant que l'économie toute entière sera vérolée par ce banditisme à grande échelle, et alors que les sommes effectivement perçues par l'Etat sont dérisoires ? Et quid du gaspillage d'argent public dans des projets aussi pharaoniques qu'inutiles (l'OCI, les ponts de Dakar, les mémoriaux d'une laideur stalinienne...) ? Le budget du pays se résume en deux mots : gaspillage et clientélisme.
A quand un article sur ce fléau ? |
Le tourisme solidaire est une belle et noble idée mais chacun sait que de nombreuses difficultés existent aujourd'hui de sorte que les bénéfices attendus pour l'aide au développement local ne sont pas à la hauteur des espérances. L'expérience acquise par Chênes et Baobabs permet d'imaginer les conditions de la réussite :
- une plus grande implication du Ministère du tourisme pour fiabiliser l'offre et favoriser la mutualisation des expériences
- une formation réellement professionnelle des acteurs locaux impliqués dans la gestion des séjours et des circuits pour inciter à des "bonnes pratiques professionnelles"
- une centralisation au-niveau européen de la gestion des réservations
- une meilleure information des "toubabs" désireux de faire du tourisme solidaire pour dissuader ceux qui n'ont pas compris que le Sénégal n'était pas une "colonie française" pour petits bourgeois et bobos !
- une plus grande transparence sur l'utilisation des bénéfices retirés de cette activité grâce à l'obligation de rendre des comptes auprès d'une structure sénégalaise indépendante de contrôle.
Ces mesures ne seraient pas difficiles à mettre en place si toutes les structures impliquées le souhaitaient vraiment et si chacun comprenait qu'il n'y a pas de concurrence entre le tourisme traditionnel et le tourisme solidaire mais deux approches complémentaires ! |
mdr... j'ai vraiment bloqué sur votre article très bon et très engagé ce qui se fait rare. Mais alors quand j'ai vu la liste de pseudo hôtel respectant soit disant votre esprit j'ai eu du mal en reconnaissant au moins un et là je crois qu'avant de l'ouvrir vous devriez aller voir un peu sur place de temps en temps ! On pourra en parler en off si vous le souhaitez. Qui signe l'édito de votre site ?
A+ et respect pour votre engagement quoi qu'il en soit. |
salut,je suis un ancien étudiant sorti de l'Ecole Superieure Polytechnique de L'Université Cheikh Anta Diop de Dakar,ou j'ai bouclé mon master en tourisme il y'a un an et demi.D'abord je pense que l'écotourisme que je définirait comme le fait de faire avancer les hommes sans faire reculer la nature,doit tenir compte de deux aspects fondamentaux à savoir celui du respect de la nature par les touristes qui viennent souvent pertuber l'écosystéme du fait du non respect des lois envirinnementales.Le second aspect est de trouver des solutins pour que les populations locales visitées puissent profiter des retombées que générent l'activité touristique pratiquée dans leur localité.Pour moi sans ses deux aspects la on ne pourra jamais parler de tourisme durable et de surcroix d'écotourisme.diajeego@yahoo.fr |
Bonjour,
l'écotourisme sert-il à prendre contact avec les économies locales ? je sais par avance qu'un marché ouvert n'est pas accueillant, et qu'il faut probablement investir dans la culture que dans le travail express. Les solutions me font réagir quant à la véracité du sujet : l'écotourisme n'est bel et bien qu'une pub. Alors que faire pour développer la vie autour de ces voyages ? Quelles sructures peuvent permettre l'intégration de l'échange international ? Personnellement, je crois qu'il est possible de travailler "en grand", contrairement au nombre même si c'est important. Je suis étudiant français, mon but, dans ce message, est d'être mondialement rentable et performant, mais pour des chaussé les enfants avec des Nike (...) car on a surtout besoin du reste. |
Pour les amateurs de nature et de la Casamance, il existe une ile apelée Niomoun des riziéres à perte de vue dans les bolongs de la rive nord du fleuve Casamance(pas très loin de Carabane).Un campement très écolo vit au rithme des quartiers du village, les voilistes s'y donne souvents rendez-vous. ALOUGA à Niomoun retenez ce nom, allez-y et vous ne l'oublierez jamais. Des chambres simpas une douches et des toilets écolo, système électrique solaire, bref...un jardin et encore bref voyez.
demander Hyacinthe Diedhiou.
www.propoze.free.fr/alouga
hyace2002@yahoo.fr
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