Loading
Page contact    Imprimer         Partager sur :  facebook    twitter    google+ 

Les 5 endroits les plus bizarres du Sénégal

Accueil > Tourisme > Palmarès des "5 plus" > Les 5 endroits les plus bizarres

"Dieu merci tout passe !". Le slogan inscrit au pinceau sur les fameux cars rapides sénégalais pourrait être la devise du pays. Peu de chose paraissent bizarres aux citoyens d'un pays dont certains sont prêts à vous demander de les poignarder pour vous prouver l'efficacité de leurs gris-gris et amulettes. Les étrangers eux, tout logiquement, trouvent bizarres bon nombre de choses au Sénégal. La façon de compter la monnaie (en multiple de 5, le dorom) ou cette façon de s'habiller en costume trois pièces malgré une température extérieure de 42°C. Mais c'est aux lieux que s'attache ce palmarès qui s'apprête à vous présenter 5 endroits sélectionnés comme ceux semblant les plus bizarres à l'étranger de passage. Un se trouve en Casamance, deux dans e Saloum, un sur la Petite Côte et le dernier dans la région de Saint-Louis.

Les plages de Saly

Le palmarès des endroits les plus bizarres du Sénégal ne pouvait voir à sa tête que la localité "touristique" de Saly. Jadis perle du tourisme sénégalais, la station est devenue un royaume de mauvais goût naufragé au bord de l'Altlantique. Activités nuisibles (karts, quads, boîtes de nuits glauques à prostitution), panneaux publicitaires envahissants, architecture du plus mauvais goût, déchets omniprésents sur la voie publique : Saly s'est transmormée grâce à l'illettrisme de quelques nouveaux riches français sans intelligence ni bon goût en une espèce de Pattaya, en quatre fois pire. Mais la réelle bizarrerie de la station qui la fait figurer dans cette page est son littoral : la plage a presque totalement disparu et les touristes (sans que cela ne semble les gêner), se font bronzer sur une bande de sable de 2 mètres de large soutenue par des centaines de sacs de sable devant des rangées de rochers retardant sans succès l'inéluctable engloutissement des hôtels.

Ces plages rappellent ainsi la scène surréaliste d'Apocalypse Now où le lieutenant-colonel Bill Kilgore décide de surfer sur la plage au milieu des bombes. Bonnes vacances à tous ou faites-vous rembourser en cliquant ici...

enrochements et sacs de sables n'empêchent pas les touristes belges de se prélasser au soleil sur les 2 mètres de plage préservés grâce aux efforts des 5 ouvriers qui renforcent quotidiennement la casemate à grands renforts de brouettes.

Photo ci-dessus : enrochements et sacs de sables n'empêchent pas les touristes belges de se prélasser au soleil sur les 2 mètres de plage préservés grâce aux efforts des 5 ouvriers qui renforcent quotidiennement la casemate à grands renforts de brouettes.


Les champs qui rendent fous de Djinak

Trois zones de culture se partagent l'essentiel de la production de cannabis du Sénégal : les rives de la Gambie dans le département de Kédougou (petites parcelles artisanales), le nord-ouest de la Casamance (région de Bignona) où les groupes armés sont les principaux producteurs, et l'estuaire du Saloum. C'est dans le Saloum que se trouvent les champs qui rendent fous, dans le village de Djinak situé à la frontière de la Gambie. Djinak se trouve être la seule partie sénégalaise de l'île éponyme qui se trouve pour l'essentiel en territoire gambien. Les villageois jouissent donc d'une inaccessibilité qui rend toutes les activités possibles. C'est la culture du cannabis, appelée "yamba" au Sénégal qui fait donc les beaux jours de quelques agriculteurs locaux. Une balade à pied ou à vélo permet de se retrouver au milieu de cultures industrielles, à peine cachées par quelques haies et bosquets. Djinak et son île sont devenues ces 10 dernières années la principale zone de culture illégale de yamba consommée à Dakar et en Gambie.

Photo à droite : Djinak vu du ciel (Google Maps)

Djinak, dans le Saloum

Le désert de Loumpoul

Lompoul c'est un peu le Sahara du pauvre. L'Américain désargenté va à Las Vegas voir la Tour Eiffel, l'Espagnol va à Lompoul voir le Sahara. Ledit désert est en fait un terrain délimité qui est entretenu artificiellement à l'état dunaire. La photo aérienne à droite montre l'absurdité de la chose : un rectancle de 2000 mètres sur 1000m parfaitement délimité où la végétation tente coûte que coûte de pénétrer en dépit des vélléités humaines. Le jardin public de Central Park en plein centre-ville de New York est exactement deux fois plus grand que notre fameux "désert" artificiel de Lompoul. Cette idée insolite a dû germer dans la tête d'un bon entrepreneur puisque le lieu attire quelques touristes avides de balades sur des braves dromadaires et de nuitées dans un camp touristique en toile, réplique exacte de ceux qu'on construit pour les réfugiés au Darfour. Du "sur mesure" tout droit sorti du clip "Il faut que tu respires" de Mickey 3D.

Photo à droite : désert de Lompoul vu du ciel (Google Maps)

Désert de Lompoul Sénégal

L'hôtel Djiromaït

La bizarrerie de certains lieux tient parfois à leur abandon : jungle urbaine à Détroit, villages abandonnés à Fukushima ou hôtel Djiromaït au Sénégal. Cet établissement fantôme est une attraction de par son univers post-apocalyptique. D'autres hôtels gigantesques de Casamance ont fait les frais de la désaffection de la région due à l'incurie du Syndicat des hôteliers de Casamance plus qu'aux troubles armés qui secouent sporadiquement la région : Néma Kadior à Ziguinchor, Savana au Cap Skirring, etc... L'hôtel Djiromaït, véritable village fantôme, est cependant l'exemple le plus saisissant du Sénégal. Non loin de l'embouchure du bolong Kamobeul dans le fleuve Casamance, à quelques kilomètres du village de Mlomp, un hôtel gigantesque s'est ainsi construit du temps des fortunes accumulées sous l'ère du président Abdou Diouf. Six hectares, 300 chambres, un ponton monumental, une piscine gigantesque, un héliport... Le tout dans un état de délabrement total qui amuse les visiteurs qui viennent visiter ce naufrage (la visite est d'ailleurs désormais payante...).
>>> Voir une vidéo de l'hôtel fantôme de Djiromait

Photo à droite : Piscine du Djiromaït devenue élevage de grenouilles

Hôtel Djiromait, Casamance, Sénégal

L'embarcadère de Foundiougne

L'embarcadère de Foundiougne est lui aussi un lieu insolite et bizarre du fait de son environnement. Il est en effet situé à 50km de l'océan (60km avant qu'un raz de marée emporte une partie de la Pointe de Sangomar) et sert à traverser le Saloum et à éviter de passer par Kaolack pour aller de Dakar à Banjul en Gambie. L'endroit est cerné par un exceptionnel écosystème de mangrove où le silence est total. Mais il n'est pas rare de voir surgir un gigantesque cargo au milieu de la verdure et du silence. En effet, le Saloum est navigable et les cargos vont chercher du sel et de l'arachide jusqu'au port de Kaolack situé à plus de 60km en amont de Foundiougne. L'épave de l'un d'eux, échouée à 100m de l'embarcardère, donne au lieu une atmosphère encore plus décalée. Les quelques vendeurs à la sauvette qui proposent sandwiches et boissons aux automobilistes en attente de traverser, les pêcheurs qui remontent occasionnellement un énorme requin bouledogue (celui-ci, mangeur d'homme reconnu, n'hésite pas à remonter les fleuves jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres de la mer) finissent de conférer à ce lieu une ambiance très spéciale.

Photo à droite : pirogue au milieu de la mangrove devant l'embarcadère de Foundiougne. Au loin à droite, une épave de cargo (photo Christian COSTEAUX).

 

Vos contributions et commentaires sur le contenu de cette page
  • Message déposé le 06/03/2016 - 10:03 par Sunshine  1 votes   
    Cela fait des années que nous allons au Sénégal , la prostitution existe effectivement à Saly , mais pas comme cela est décrit dans le commentaire ci-dessus,les plages sont belles , il y a des endroits tranquille ou l'on a la plage pour soi seul , quant aux hotels , il y a aussi en France des hotels qui ferment et ressemblent à des hotels fantomes, mais à Saly il fait toujours bon d'y passer des vacances;