 
Il
est des endroits où la paix et le silence
sont tels que le temps n'a plus de valeur. Bandafassi
fait partie de ces coins privilégiés.
Il y a une quinzaine d'années, personne
ne s'arrêtait pourtant à Bandafassi
et les quelques étrangers qui passaient
dans la région filaient directement jusqu'en
pays Bassari, vers Salémata.
Depuis plus de dix années,
Senegalaisement.com a fait connaître à
sa façon cette petite localité à
la fois modeste, belle et accueillante à
des milliers d'internautes. Et c'est une satisfaction
de voir aujourd'hui Bandafassi figurer dans tous
les bouquins parlant du Sénégal
oriental. Savoir qu'aujourd'hui les habitants
de Bandafassi sont les principaux artisans d'un
tourisme sain rassure quant à l'avenir
de la région. Photo à droite
: le village perché d'Ethwar (ou Ethiouar)
sur la colline de Bandafassi vit en osmose avec
la nature et les gigantesques blocs de pierre.  Ce
très petit village, qui est une sous-préfecture,
est divisé en trois parties : Bandafassi-Peulh,
Bandafassi Tenda et Ethiouar (Ethwar). Les communautés,
même si elle s’entendent parfaitement, ne se mélangent
pas. Deux ethnies cohabitent donc, les Peulhs
et les Tendas
(Bédiks). Ethiouar est plus un quartier excentré
qu’un village à part entière. Ses habitants sont
des Bediks. Les Bediks sont en fait des Tendas
habitant sur les hauteurs. Pour te rendre dans
le magnifique village d’Ethiouar (appelé aussi
Lobet) qui est sur la colline de Bandafassi, il
te suffit d’emprunter une piste qui monte jusqu’au
sommet. N’importe quel Tenda de Bandafassi t'indiquera
le chemin mais autant y aller avec un jeune Bédik
habitant à Bandafassi-Tenda. Il te faudra
un petit quart d'heure pour monter la colline
et accéder au village bédik. Surtout
ne manque pas de saluer le chef avant toute autre
chose car il est relativement susceptible et c'est
la moindre des choses que de lui demander des
nouvelles de sa santé avant de déambuler
dans le village. Autre chose : tu vas apercevoir
de gros rochers qui abritent des grottes sacrées.
Ne vas pas dans cette direction sauf si tu es
accompagné d’un Bedik du village ou qu'on t'en
a explicitement donné l'autorisation. De
là-haut tu apercevras toute la plaine à
tes pieds. Ethiouar est un beau plan photographique
car le village est en parfait mimétisme avec la
nature.
Photos ci-dessus :
à gauche, le sommet de la colline de Bandafassi
avec les premières cases d'Ethwar. A droite,
la superbe porte sculptée d'une case à
Ethwar. Ci-dessus : le panorama de la vallée
pris depuis la colline de Bandafassi où
l'on voit au loin les contreforts d'autres montagnes
(photo C. Pinero). Le
"Bandafassi Peulh" est également
très accueillant. C'est ici que les services
de l'état sont installés, à
l'entrée du village. Deux professeurs en
plus du directeur de l’école, Monsieur Sidibé,
t'expliqueront sans doute quelques secrets de
la région. Il t'apprendront de nombreuses choses
et leurs renseignements te seront très utiles.
Tu pourras également téléphoner en France à un
prix inférieur à celui de Dakar. On regrette la
belle Marie Sidibé qui gérait ce télécentre avec
brio. Ses remplaçants parlent également
bien le français. Tu auras en outre la
possibilité d’acheter des médicaments au dispensaire
du village et de te ravitailler en eau potable
puisque la communauté est équipée d’un puit assaini
avec une motopompe. Ne manque sous aucun prétexte
les pains au feu de bois de notre ami boulanger.
Le four à pain est tout près de l’école et tous
les soirs des petits pains de brousse au goût
unique sortent du fournil ! Les alentours de Bandafassi
sont aussi très riches en miel. N'hésite
pas à partir avec un apiculteur qui te
montrera la technique locale de ramassage du miel
(attention, si lui a des gris-gris pour ne pas
se faire attaquer par les abeilles, ce n'est pas
ton cas : reste donc à distance !). Depuis
début 2002, le village a le courant (du moins
en soirée) grâce à un groupe électrogène
qui sert en outre pour pomper l'eau dans un forage
villageois évitant ainsi aux femmes la
lourde corvée d'eau.
Photos : ci-dessus
à droite, des ruches prêtes à
être récoltées pour du bon
miel, ci-dessous, quelques cases à l'arrivée
à Ethwar sur la colline de Bandafassi
 Si tu restes quelques jours au
village, vas tout de suite dire bonjour au policier
et au sous-préfet qui est d’une amabilité exemplaire.
Si tu est venu(e) en transport en commun ou à
pieds depuis Kédougou, peut-être pourra
t-il t'y raccompagner dans son 4x4. Un Mauritanien
tient une boutique au village et tu pourras t'y
ravitailler en nourriture, bougies, piles, lessive,
savon, etc... Si tu apprécies la paix de Bandafassi
et que tu souhaites y rester une longue période,
tu pourras demander à Boubacar Keïta ou sa
mère une case pour quelques jours. Fraîches et
confortables, les cases en banco forment l’essentiel
des logements de Bandafassi. 2000 à 3000CFA par
jour ainsi que quelques victuailles de la boutique
(un kilo de sucre, du café, etc...) seront l’idéal
pour aider cette famille accueillante mais très
modeste. Si tu souhaites également manger dans
la famille prévois au moins 5000CFA/jour. La maman
est en tout cas un cordon bleu. Dès l’entrée du
village demande Boubacar Keïta ou sa famille.
Le village est petit et tout le monde se connaît. Si
tu ne restes que quelques jours, dirige-toi vers
le campement "Le Bédik" tenu
par Léontine Keïta. Originaire du
village, Léontine est la plus talentueuse
hôtelière de la région. Elle
a construit cet hébergement à partir
de rien et a su en faire une référence
grâce à son savoir-faire et à
son accueil exceptionnel. Le campement se trouve
au bas de la colline, à deux minutes de
marche du village. Il n'y a sans doute pas au
Sénégal un endroit plus silencieux
qu'ici. Malgré les conditions rustiques
de la campagne, tout est fait au Bédik
pour satisfaire l'étranger qui pourra manger
sous la paillote centrale. Les boissons sont fraîches
grâce à un frigo à gaz. Si
tu ne fais que passer quelques heures au village,
tu peux donc également t'y arrêter
pour te désaltérer et faire connaissance
avec la jeune et dynamique Léontine (voir
plus bas rubrique hébergements).
A partir de Bandafassi, et à pied
si tu n'as pas ton propre véhicule, tu pourras
aller à Landini Tenda (7km) ou à Ibel (11km).
Un grand nombre d'autres localités proches
(surtout sur la route de Landini) présentent
des paysages extraordinaires que le chanceux qui
prend la sage décision de rester plusieurs
jours (ou mois !) à Bandafassi pourra admirer.
N’hésite pas à demander qu’on te loue une bicyclette,
de nombreux villageois en sont équipés. En partant
tôt le matin (juste avant le lever du soleil),
tu as l'assurance de croiser un grand nombre d'animaux
sur les pistes (singes, phacochères, caméléons
voir même gazelles et lions si tu remontes
une vingtaine de kilomètres au nord de
Landini).
Quelques
photos dans la galerie avec le mot clé
"Bandafassi" 
& Bédik, les
Visages de Marie-Paule Ferry et Jules Keïta

& Bédik, le peuple
des pierres de Marie-Paule Ferry
& Bedik, images de
savoir-faire de M.-P. Ferry

& Les dits de la
nuit contes Tenda du Sénégal oriental de Marie-Paule
Ferry 
& Musique des Peul
et des Tenda (CD) Harmonia Mundi
& Les Bedik du Sénégal
oriental de Jacques Gomila

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Passez chez léontine au campement le Bedik, c génial ! plus d'infos : http://lrebillard.free.fr/Le%20Bedik.htm |
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